Baron Georges Jacobs (UCB)

Qu’est-ce qui vous a davantage motivé tout au long de votre parcours ?

« Le refus de l’immobilisme et de l’ennui »

L’immobilisme est la pire des choses !

Je suis peut-être parfois trop impatient, car je veux le changement dans l’im­médiat pour atteindre l’objectif fixé. Le besoin d’action a été également une excellente motivation, tout comme l’insatisfaction de ce qui existe et la curio­sité pour de nombreuses autres choses. Mais il y a une constante dans ma nécessité d’agir, c’est d’être guidé par un but. Je n’aime pas les « coups de tête » qui se basent sur le principe d’aller voir ailleurs, uniquement pour aller voir ailleurs !Cela empêche malheureusement de se projeter à plus long terme et cela trans­forme totalement la vision et l’ambition des entreprises.

 

Qu’est-ce qu’il faut garder, changer, améliorer, arrêter ?

Garder un objectif ! C’est peut-être bête comme réponse, mais c’est extrê­mement important.

Changer : le système d’éducation, en termes de contenu, de méthodes et d’objectifs car tout est lié.

Améliorer : l’équilibre entre l’intérêt financier d’un petit nombre et la survie d’un plus grand nombre

Arrêter : de se plaindre, de chercher à réaliser des économies à court terme qui ont un impact négatif sur le long terme.

Malheureusement, c’est ce qui se pratique au niveau politique et économique, comme dans les entreprises d’ailleurs, et cela vaut autant au sujet de la ges­tion globale de l’environnement que de la protection de l’être humain.

 

Quel est aujourd’hui votre plus gros souci ?

« La dégradation du niveau culturel dans la société mais également dans l’entreprise »

Je suis absolument sidérée de constater que quand on embauche des jeunes, même avec une formation universitaire excellente, leur niveau cultu­rel est, dans beaucoup de cas, très faible.

Ils sont incultes dans de nombreux domaines, ce qui bloque complètement leur ouverture d’esprit.

Heureusement, il y a des exceptions !

Mais je constate que cette carence a un impact négatif sur les entreprises et j’ai vraiment peur des conséquences que cela pourrait avoir sur la vision glo­bale du développement de celles-ci. Comment pourront-ils faire s’ils ne connaissent que ce qu’on leur a appris à l’université ?

La seule vision technique d’un métier ne suffit plus à faire un chemin positif au sein de l’entreprise ni à permettre le développement et la croissance de celle-ci.

 

 

© Top Management – Express.be

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