Vicomte Etienne Davignon (Suez-Tractebel)

Les principales difficultés rencontrées:

«La difficulté de gérer et d’accepter le changement»

Gérer le changement est sans aucun doute la grande difficulté à sur­passer. Celui-ci est un fait indéniable car il représente l’évolution et, si tout le monde l’accepte, ça ne signifie pas pour autant qu’on s’y résigne facilement.

Naturellement et, assez curieusement, plus on a eu de succès ou de réussites dans le passé, plus l’acceptation que le futur ne sera pas la répétition de ce qu’on a vécu et que ce sera différent est une vraie difficulté. Il faut l’accepter profondément et pas seulement intellectuellement. Cela demande de vraies qualités d’analyse et d’introspection.

 

Le enseignements que vous en avez tiré :

«La marge de manoeuvre dont on dispose est toujours plus grande qu’on ne le pense»

Les barrières qu’on aperçoit dans un premier temps, face à un pro­blème posé, ne sont pas aussi solides ni aussi définitives qu’on aurait pu le penser. Si on se donne le temps, si on écoute, si on analyse, alors on pourra réaliser des choses qui au départ auraient pu nous sembler insurmontables, voire utopiques, ou auraient pu engendrer des difficultés, des tensions, voire même une rupture.

 

Des regrets éventuels :

«On a toujours des regrets. Mais la nostalgie n’est pas dans mon carac­tère»

Un de mes regrets ? Que la Caisse d’Epargne n’ait pas pris une participation dans la Société Générale en 1988 ! Ce qui aurait changé la complexité de l’actionnariat et, en plus, aurait été une très bonne affaire.

Mais on ne vit pas avec les regrets ! Il faut avoir la modestie de se dire qu’il y a un grand nombre de choses qu’on aurait voulu réaliser et qu’on n’a pu y parvenir complètement. C’est en quelque sorte l’expérience qu’on acquiert, celle qui nous prépare pour l’avenir.

 

 

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