Hosni Moubarak

« L’accusation réclame la peine maximale contre Moubarak et le reste des accusés, à savoir la mort par pendaison. Le meurtre d’une personne rend passible de la peine de mort, alors que peut dire la cour dans le cas où ce sont des centaines qui ont été tuées ». C’est en ces termes que Mustafa Khater, l’un des procureurs du procès d’Hosni  Moubarak, a réclamé la peine de mort pour l’ex-dictateur égyptien et les autres accusés, c'est-à-dire ses deux fils, l’ex-ministre de l’Intérieur, Habib el-Adly, et 6 hauts-responsables de la police. Tous sont accusés pour leur rôle dans l’exécution de manifestants au cours des émeutes qui ont conduit à la destitution de l’ancien président. Ce jeudi, c’était la dernière journée d’audition du procès.

Le procureur en chef, Moustafa Souleimane, a expliqué à la cour que quand bien même le « raïs » n’aurait pas donné l’ordre direct de tuer les manifestants, il avait échoué dans son devoir constitutionnel de protéger le peuple.

Il n’est pas évident que l’accusation obtienne gain de cause. La multitude de témoins («Nous avons entendu plus de 2000 témoignages», a dit le procureur en chef), la complexité des accusations, et les difficultés que rencontre l’accusation pour obtenir des preuves des services de sécurité pourraient conduire à l’application d’une sentence plus légère.

Agé de 83 ans, Moubarak est le premier homme d’Etat du Printemps arabe à avoir été déchu après 18 jours d’émeutes. Il était au pouvoir depuis une trentaine d’années. Comme les autres accusés, il a plaidé innocent.

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23/05/2012 14:57