La banque BPCE a levé un milliard d'euros pour rembourser l'Etat français |
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![]() La banque BPCE, née en juillet du rapprochement de Banque Populaire et Caisse d'Epargne, a levé mercredi un milliard d'euros qui serviront à rembourser une partie des fonds apportés par l'Etat français à l'établissement, selon un communiqué. Le groupe avait annoncé fin février, lors de la publication de ses résultats annuels, qu'il prévoyait de rembourser une partie des sommes encore dues à l'Etat dès 2010 et l'intégralité d'ici 2013. Une fois le milliard apporté à l'Etat, BPCE lui devra encore 5,3 milliards environ. Il avait déjà remboursé 750 millions d'euros fin 2009. BPCE est de loin le groupe français à avoir le plus bénéficié des apports de l'Etat dans le cadre du plan de soutien au secteur, qui se sont montés dans son cas à 7,1 milliards d'euros. Elle est le seul établissement français (hors Dexia dont la situation est spécifique) à ne pas avoir intégralement remboursé les apports de l'Etat. Les apports ont été assortis d'un mécanisme de rémunération de l'Etat qui prévoit une hausse graduelle du taux d'intérêt au fil des années, afin de favoriser un remboursement anticipé. BPCE a ainsi versé 358 millions d'euros d'intérêts à l'Etat en 2009 et devait verser 536 millions supplémentaires en 2010 dans l'hypothèse ou aucun nouveau remboursement ne serait intervenu dans le courant de l'année. L'opération réalisée mercredi a pris la forme d'une émission de titres de dette dits super subordonnés (TSS), au taux de 9%, qui a connu, d'après BPCE, "un succès immédiat" et été sursouscrite 2,5 fois. Ces TSS sont des obligations sans échéance fixe dont le produit peut être comptabilisé dans les fonds propres de la banque. Le taux d'intérêt offert est légèrement inférieur à celui proposé lors de la précédente levée de fonds (9,25%), qui avait permis de rembourser à l'Etat 750 millions d'euros. Issu d'un rapprochement accéléré par la crise financière, le groupe BPCE a renoué avec les bénéfices au second semestre et dégagé sur l'année un profit de 537 millions d'euros. Il a notamment bénéficié du redressement de sa filiale Natixis, qui avait entraîné des pertes de 2,8 milliards d'euros en 2008 et de 1,8 milliard au premier trimestre 2009. |
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