2012 : 3% maximum de hausse salariale pour les travailleurs belges

La hausse salariale prévue en 2012 pour les travailleurs belges est de 3% maximum. C’est ce qu’il ressort de l'étude annuelle de Mercer sur la politique salariale dans notre pays “Total Remuneration Survey 2011”. Cette enquête, qui présente une vue d’ensemble sur l’évolution du paquet salarial global accordé par les entreprises belges à leur personnel, a été effectuée cette année auprès d'un échantillon de 223 entreprises, pour la plupart des multinationales ou des filiales belges de multinationales, appartiennant pour la plupart au secteur des biens de consommation durables, des biens de grande consommation et de l’industrie pharmaceutique.

La hausse salariale belge prévue de 3%, qui porte sur le paquet salarial fixe y inclus l’indexation, est une moyenne générale pour toutes les catégories de fonctions prises collectivement, et inclut les hausses salariales tant collectives qu’individuelles. Selon le Bureau du Plan, l’inflation devrait atteindre 2,3 pour cent en Belgique en 2012. Le travailleur belge y gagnera donc légèrement en pouvoir d’achat brut en 2012.

Selon Manon Gerritsen, Market Business Leader Benelux, Information Product Solutions chez Mercer, les entreprises sont légèrement plus généreuses que l’année dernière mais "La situation économique est encore extrêmement précaire et les prévisions sont tout sauf optimistes. La hausse salariale engendre des coûts fixes plus élevés et donc une moindre flexibilité. À plus long terme, il serait indiqué de se montrer prudent en matière de hausse salariale."
Les hausses salariales prévues en Europe de l’Ouest sont globalement comparables, avec quelques différences entre les pays situés en dehors de la zone euro. Alors que mi 2011 on faisait encore la distinction entre les différents groupes de fonctions, cette pratique ne semble plus de mise pour 2012. Tant les managers que les cadres, les commerciaux et les employés de bureau que les ouvriers peuvent escompter une hausse identique. Manon Gerritsen explique qu'"en début d’année, le budget limité a été dépensé au profit des dirigeants au sommet, qui pouvaient aider l’organisation à survivre. En 2012, le budget sera à nouveau réparti de manière plus égalitaire. Cela ne vaut toutefois que pour le salaire de base. En 2012, il sera à nouveau fait appel à des rémunérations variables, en vue de stimuler les travailleurs".

Il ressort également de l’étude que la rémunération variable augmente à nouveau. Pour Manon Gerritsen : "En 2008, nous avons observé une très forte augmentation du nombre de travailleurs qui entraient en considération pour un bonus, appelé bonus eligibilty. En 2009, en pleine crise, une forte diminution s’est manifestée. Depuis 2009, une évolution à la hausse se manifeste toutefois à nouveau.» Il est intéressant de constater dans ce contexte que les entreprises tendent à privilégier le bonus à long terme. «C’est une façon de récompenser les prestations à long terme. Les organisations font également de plus en plus appel aux bonus non financiers et investissent notamment en formations. Elles vont également accroître la segmentation des fonctions, sur base de leur valeur critique pour l’entreprise et adapteront le paquet salarial global en conséquence". Une autre constatation intéressante est le fait que près de 20 % des entreprises font appel à un règlement collectif des bonus.
L’étude TRS belge révèle encore que les intentions d’embauche de personnel supplémentaire restent plus ou moins stables pour les entreprises belges. C’est le cas pour les secteurs des biens de consommation, du détail ainsi que pour les denrées de consommation non durables.

 

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