2012 sera-t-elle une année difficile ou une année horrible?

Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter pour l’année 2012, explique le journal économique français Les Echos. La zone euro menace de s’effondrer, des pays sont déjà entrés en récession, et dans d’autres, les élections à venir paralysent les politiciens.

Les entreprises ont déjà commencé à se préparer au pire en réduisant la voilure : elles ont suspendu les recrutements, les investissements, recherché des économies dans leurs postes de dépenses et elles évitent de se lancer dans des projets d’envergure. Malheureusement, cette prudence a une nature autoréalisatrice, et elle risque d’empirer le ralentissement de l’économie. Pour les entreprises qui n’auront pas réglé leurs problèmes les plus profonds, il y a de grandes chances que cette crise scellera leur destin, comme elle a déjà mis à genoux Petroplus, la plus grande raffinerie indépendante de pétrole, qui est au bord du gouffre.

En 2008, les entreprises avaient pu compter sur les gouvernements pour amortir les effets de la crise et économique et de la dérégulation des marchés. Mais en 2012, les gouvernements, eux-mêmes englués dans des dettes colossales, ne seront non seulement plus capables de jouer le rôle de stabilisateur, mais, pire, ils pourraient jouer celui de déstabilisateur en accentuant la crise de confiance sur les marchés financiers.

« En 2008, les entreprises avaient dû faire face au dysfonctionnement des marchés monétaires, espérons qu'en 2012 elles n'aient pas à affronter la disparition d'une monnaie. Nombre d'entre elles ne s'en relèveraient pas », conclut le quotidien.

  • Source:Les Echos
Share
NOMINATIONS
Kathleen Hens
Vice-President CAPGEMINI
Leonie Ebbekink
Legal & Compliance Mana... ACE EUROPE
DERNIERES VIDEOS