L'emploi en nette reprise aux Etats-Unis avec un temps d'avance sur l'Europe |
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![]() Les chiffres de l'emploi "montrent la vigueur retrouvée de l'économie nationale, avec une croissance de l'emploi dans presque tous les secteurs d'activité, hormis l'information, les services financiers et l'administration", indiquait l'Association nationale des industriels (NAM). "Les entreprises ont toutes des plans sur les douze prochains mois dans lesquels elles ont besoin d'investir et d'embaucher. C'est vrai pour des secteurs qui jusque-là dégraissaient ou gelaient leurs effectifs, comme la distribution, le BTP et certaines industries durement touchées par la crise", explique à l'AFP Alexandre Douzet, PDG du site internet de recrutement TheLadders. "Personne ne veut le dire en public, mais tous les PDG américains affirment en privé que '2012 va être une bonne année pour mon entreprise'", relève-t-il. Leur atout: les marges dégagées alors même que la croissance américaine décevait. "Les entreprises ont mis de côté beaucoup plus de trésorerie pendant la crise" que leurs homologues européennes, ajoute Alexei Monsarrat, économiste du groupe de recherches Atlantic Council. "Le marché des obligations d'entreprises se porte bien aussi aux Etats-Unis. Maintenant que la confiance revient, elles ont la capacité financière d'augmenter leurs effectifs". Les entreprises européennes dépendent à l'inverse des financements des banques, en première ligne dans la crise de la dette. Et d'après M. Monsarrat, "les difficultés rencontrées par l'Europe, d'abord avec le premier choc de la crise financière puis les répercussions de la crise de la dette publique, sont beaucoup plus graves que celles des Etats-Unis. Ce n'est pas étonnant qu'il faille plus de temps pour s'en remettre". D'après M. Kierkegaard, ces dernières décennies, "les cycles mondiaux d'activité ont commencé aux Etats-Unis et donc il est logique que les Etats-Unis donnent l'impression de se sortir des récessions plus vite". Une impression renforcée, selon lui, par la rigueur budgétaire à laquelle s'astreint la zone euro, alors que Washington reste libéré de ce souci. Mais tout n'est pas perdu pour l'Europe, qui devrait bénéficier du regain d'optimisme américain. Selon une étude publiée en septembre par deux économistes du Fonds monétaire international (FMI), Tamim Bayoumi and Trung Bui, "un choc qui accroît le PIB réel des Etats-Unis de 0,8% sur deux ans" se répercute par un coup de pouce de 0,6% au PIB de la zone euro. |
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