Le fonds d'investissement Goldsmith s'intéresse aux raffineries de Petroplus |
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![]() Le fonds d'investissement Goldsmith Group a annoncé jeudi son intérêt pour les raffineries du groupe helvétique Petroplus en faillite, avec l'objectif annoncé de vouloir éviter un ralentissement supplémentaire des cinq sites européens du raffineur suisse. "Goldsmith Group est intéressé par l'acquisition des cinq raffineries" de Petroplus, a-t-il précisé dans un communiqué transmis à l'AFP. Selon le fonds, qui est spécialisé dans la reprise de sociétés en difficultés, "l'activité de raffinage de Petroplus en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suisse, mais aussi en France et en Belgique est solide et intéressante malgré les difficultés actuelles". Le fonds, dirigé par l'Allemand Clemens Vedder, est d'ores et déjà en contact avec l'administrateur des faillites en Allemagne, en Grande-Bretagne ainsi qu'en Suisse et a "déclaré son intention de rachat". L'objectif affiché de Goldsmith Group, qui n'a pas précisé le prix d'une éventuelle transaction, et des parties prenantes des négociations est d'"éviter un ralentissement supplémentaire (de l'activité) des raffineries". Une porte-parole du syndicat suisse Unia, contactée par l'AFP, a indiqué avoir pris connaissance de l'intérêt du fonds, mais a souligné que d'une manière générale Unia revendiquait "une reprise avec des conditions de travail et de salaires identiques". Le PDG du groupe d'investissement suisse Klesch, déjà candidat à la reprise du site français de Petit-Couronne, s'était de son côté déclaré mercredi intéressé par deux autres raffineries du groupe Petroplus en faillite, en Angleterre et en Allemagne. Gary Klesch, qui dirige le groupe du même nom, a déclaré mercredi pouvoir "alimenter sans problème" en pétrole le site de Petit-Couronne et n'avoir "aucun problème" de débouchés. L'homme d'affaires, qui a monté un groupe actif dans les matières premières et l'industrie réalisant selon ses dires plus de 5 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros) de chiffre d'affaires, a ajouté qu'une reprise de Petit-Couronne serait "un défi". "C'est une raffinerie où on n'a pas suffisamment investi depuis dix ans, je serais prêt à l'acheter, sous certaines conditions, à y investir de l'argent et sauver des emplois", avait-il récemment indiqué. La raffinerie normande de Petit-Couronne, qui emploie 550 salariés est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit de Petroplus. Le ministre français de l'Energie Eric Besson, qui a dit jeudi espérer annoncer d'ici 15 jours un redémarrage de cette raffinerie, a confirmé qu'il y avait plusieurs offres sur la table. "Ma préoccupation c'est de faire repartir la raffinerie très vite. Une raffinerie ne peut pas rester longtemps à l'arrêt sinon le redémarrage est très coûteux", a souligné le ministre. Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a ouvert une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse concernant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en raison de soupçon que le compte bancaire de Petroplus France a été amputé d'une centaine de millions d'euros. Petroplus compte au total cinq raffineries menacées de fermeture, en Normandie mais aussi en Suisse, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Belgique, sur fond de crise structurelle du raffinage européen. A la Bourse suisse, l'annonce de Goldsmith Group a fait décoller le titre Petroplus, qui bondissait de 73,4% à 1,11 franc suisse, dans un marché SPI (indice élargi) en baisse de 0,19% à 16H17 GMT. |
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