Grève chez Ikea: 2e jour d'occupation du siège social, dans les Yvelines, des magasins fermés |
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![]() Le siège social d'Ikea France à Plaisir (Yvelines) était occupé mardi matin pour le deuxième jour consécutif par des représentants du personnel, et certains magasins n'ont pas pu ouvrir leurs portes, a constaté une journaliste de l'AFP. Sept représentants du personnel ont occupé le siège social dans la nuit de lundi à mardi dans l'espoir de "faire bouger les négociations" sur les salaires, selon l'un d'eux, Dominique Nikonoff, délégué syndical FO. Depuis lundi, une quarantaine de représentants du personnel avaient occupé les locaux pour réclamer des augmentations de salaires et avaient été reçus dans l'après-midi par des membres de la direction. Des vigiles filtraient mardi matin les accès aux locaux, permettant uniquement au délégué syndical central Sébastien Heim d'entrer et sortir, conformément à un accord d'entreprise. "La direction se refuse à toute négociation aujourd'hui", a ajouté M. Nikonoff, en assurant que "le mouvement fait tache d'huile" et que les magasins de Franconville (Val-d'Oise) et Paris-Nord sont fermés mardi matin. Une cinquantaine de salariés étaient réunis devant le magasin de Plaisir où des affiches sur les portes indiquent: "En raison d'un mouvement social bloquant le bon fonctionnement du magasin, nous n'ouvrirons pas nos portes aujourd'hui mardi 9 février". Pierre Deyries, directeur de la communication d'Ikea France, a confirmé que trois magasins -Plaisir, Franconville et Paris-Nord - n'ont pas pu ouvrir leurs portes mardi matin, précisant qu'un "gros désordre" avait été créé par des "collaborateurs de FO" à Franconville. "Des rencontres informelles" doivent avoir lieu mardi entre la direction et les délégués syndicaux, a indiqué M. Deyries, soulignant le "souhait de discuter" de la direction. Un mouvement de grève et des débrayages touchent depuis samedi plusieurs magasins Ikea en France. Les trois principaux syndicats d'Ikea (CFDT, FO, CGT) protestent contre les propositions salariales faites par la direction lors des négociations annuelles obligatoires (NAO). Elle s'est pour l'instant engagée à consentir une augmentation moyenne de 1,2% sur la base de hausses individuelles ou au mérite, sans augmentation générale. Mais les syndicats réclament aussi une augmentation collective (appliquée uniformément à tous les salariés) de 4%. |
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