La Grèce met l'Europe au pied du mur pour une aide financière

Mais le chef des Libéraux au Parlement européen, le Belge Guy Verhofstadt, a jugé les propos de Mme Merkel "stupéfiants", estimant qu'"une réponse européenne est justement la solution la plus rapide et la moins onéreuse".

De son côté, Athènes, qui vient de prendre des mesures d'austérité douloureuses pour répondre à l'exigence de l'UE de réduire fortement son énorme déficit cette année, commence à perdre patience.

Pour accentuer la pression, M. Papandréou a brandi la menace d'un recours au Fonds monétaire international (FMI), faute de la mise à disposition d'un mécanisme d'aide financier.

Soit les pays de la zone euro se disent prêts à aider son pays à emprunter à des taux d'intérêt non prohibitifs, "ou sinon au final la Grèce pourrait devoir choisir l'option de s'adresser au FMI", a-t-il dit.

Athènes estime que les taux d'intérêt qu'elle doit aujourd'hui payer pour pouvoir emprunter sur les marchés et financer ses déficits sont intenables à terme. Ils s'élèvent à un peu plus de 6%, soit plus du double de ce que doit verser l'Allemagne.

Du coup, les gains budgétaires tirés des mesures de rigueur risquent de ne servir qu'à enrichir "les spéculateurs", a fait valoir M. Papandréou.

La plupart des pays de la zone euro refusent à ce stade la possibilité d'un recours de la Grèce au FMI qui serait vécu comme un aveu d'échec.

Mais l'idée monte en Europe, et notamment à Berlin.

L'Allemagne est "ouverte" à l'idée d'une intervention du FMI, a indiqué jeudi une source proche du gouvernement allemand.

Selon des sources européennes, la Finlande et les Pays-Bas envisageraient aussi de plus en plus sérieusement cette option, à laquelle certains pays de l'UE hors zone euro comme le Royaume-Uni et la Suède se sont déjà montrés favorables.

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