Argentine, Angola, Australie... Les nouveaux eldorados des jeunes chômeurs de la zone euro

Les taux de chômage des jeunes atteignent des seuils catastrophiques dans certains pays de la zone euro. En Espagne, le chômage des jeunes, désormais fixé à 51,4%, concerne plus d’un jeune sur 2. Conséquence logique, mais dommageable, les jeunes les plus audacieux, ceux dont le pays aurait le plus besoin pour remonter l’économie, s’en vont chercher leur chance ailleurs.

- Beaucoup d’Espagnols émigrent pour l’Argentine, inversant ainsi le sens du solde migratoire entre les deux pays. L’Argentine avait en effet alimenté un vaste exode vers l’Espagne après la faillite du pays en 2001. Alors que l’Espagne a toujours eu un solde migratoire positif, elle a connu un solde migratoire négatif de 50.000 personnes en 2011.

- Les Portugais partent aussi en masse. Beaucoup s’en vont en Angola, l’ancienne colonie dont ils partagent la langue. En Angola, beaucoup espèrent travailler pour les deux grandes ressources minières du pays, le pétrole, ou les diamants. Depuis 2002 et la fin d’une guerre civile qui aura duré 25 ans, l’économie est en plein boom avec des taux de croissance annuels à deux chiffres, et Luanda est devenue la ville la plus chère du monde. Selon l’OCDE, 70.000 Portugais seraient partis pour l’Angola rien qu’en 2010, et on s’attend à un mouvement de la même ampleur pour 2011. compte tenu que la population du Portugal n’est que de 10,5 millions, ce sont des chiffres significatifs.

- D’autres Portugais partent pour le Brésil, qui recherche des cadres, et qui a réaménagé ses lois en matière d’immigration pour attirer des candidats diplômés. Les Portugal ne sont pas les seuls à s’immiscer puisque l’immigration d’origine espagnole a également augmenté de 45% l’année dernière.

- Les Irlandais émigrent massivement depuis 2009. Au début, c’était surtout des immigrants polonais qui retournaient chez eux parce qu’ils ne parvenaient plus à y retrouver du travail, mais désormais, ce sont des nationaux irlandais qui quittent le pays pour aller principalement en Australie et en Nouvelle Zélande. Ils seraient 40.000 à avoir quitté le pays en 2011, principalement des femmes.

Quant aux Grecs, ils partent essentiellement pour l’Allemagne.

La fuite des cerveaux et des bonnes volontés est une catastrophe de plus pour ces pays englués dans la crise de la dette, qui ont investi dans leur éducation et qui se voient privés des revenus et de la consommation que ces jeunes vont offrir à leur pays d’accueil. 

  • Source:Business Insider
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