Grèce: les négociations continuent, le pays se met en grève

Selon les médias, les dernières tractations doivent porter sur le montant des coupes prévues dans les retraites complémentaires, sur la réduction réclamée par l'UE et le FMI du salaire minimum ainsi que sur un projet de 15.000 licenciements rapides dans la fonction publique.

Les deux leaders de droite ont fustigé la rigueur prônée en sortant dimanche, mais M. Karatzaféris a ensuite fait part d'évolutions "satisfaisantes".

Le parti socialiste, qui dirigeait le pays jusqu'à l'éviction en novembre de M. Papandréou, ex-Premier ministre élu, est prêt "à faire preuve du même sens des responsabilités" qu'auparavant, a pour sa part déclaré son porte-parole, Panis Béglitis. Mais il ne donnera son feu vert "que s'il y à un accord de tous sur tout", a-il prévenu.

Malgré les retards en tous genres, la presse pariait lundi sur un accord du trio politique grec, qui autoriserait M. Papademos à mener à bien parallèlement l'accord final sur la restructuration de la dette avec les créanciers privés.

"On n'a pas perdu tout espoir. Nous espérons que d'ici mercredi soir les négociations seront closes" entre la Grèce et ses créanciers publics, a indiqué lundi soir à l'AFP une source diplomatique européenne.

Les deux grandes centrales syndicales, GSEE pour le privé et Adedy pour le public, ont d'ailleurs aussi anticipé un accord à leur façon en appelant à une grève générale de 24 heures mardi, qui doit notamment perturber écoles, liaisons avec les îles, transports publics et administration. Une manifestation est prévue dans le centre d'Athènes à la mi-journée.

Les nouvelles mesures "sont la chronique d'une mort annoncée (...), l'objectif est de mettre à bas tout le droit du travail et de baisser les salaires de 20 à 30% en plus des coupes déjà opérées", a déclaré le président de la GSEE, Iannis Panagopoulos.

Sous une pluie battante, 5.000 personnes ont manifesté dès lundi soir à l'appel de la gauche communiste et radicale, a constaté une journaliste de l'AFP.

"On n'a pas peur, le pays peut bien tomber en faillite! Nous, ce qui nous intéresse, c'est que le peuple ne fasse pas faillite, mais que le capital fasse faillite" a expliqué Théodore, employé du secteur privé à l'AFP.

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