Belgique : les travailleurs isolés fiscalement défavorisés par rapport aux travailleurs mariés

C'est l'une des conclusions principales de la deuxième étude sur les salaires européens réalisée par Deloitte au sein de 11 pays. Par ailleurs, l'étude observe également que le gouvernement belge est l’un des rares à ne pas encore avoir réussi à prendre de décision en matière de report de l’âge de la pension. Ensuite, les coûts qui incombent à l’employeur sont très élevés en Belgique et, tout comme l’an passé, le salaire net est assez bas en Belgique.

Voici les conclusions principales de l'étude :

- Une pression fiscale différente entre le travailleur isolé et le travailleur marié dont le partenaire ne travaille pas : On remarque surtout une situation fiscale défavorable dans le cas des travailleurs isolés, par rapport aux travailleurs mariés dont le partenaire ne travaille pas. Aucun autre pays européen ne présente une telle différence de traitement systématique. Ceci n’encourage pas le deuxième membre du couple à trouver un travail ou à maintenir son occupation.

- La Belgique est l’un des rares pays à ne pas encore avoir pris de décision quant au régime de pension : Les règles qui déterminent le calcul de la pension légale dans les différents pays examinés sont complexes et loin d’être transparentes. Dans le meilleur des cas, certains pays prévoient une pension minimale ou maximale, ce qui rend la facture définitive plus prévisible. Il est pourtant clair que la Belgique n’a pas encore réussi à prendre de décision, entre autre, en matière de relèvement de l’âge de la pension.

- Le salaire net en Belgique est assez bas. Par contre, notre pays fait mieux que ses voisins en les rattrapant sur le terrain du revenu net réel : Le revenu réel prend en compte les allocations familiales, le coût de la vie et du logement.

- Le salaire minimum le plus élevé : Le revenu minimum légal belge est relativement élevé. En Belgique, les contributions à la sécurité sociale sont considérables par rapport à ce qui se fait dans les autres pays européens. En contrepartie, la Belgique a mis en place un certain nombre de mesures sociales qui permettent d’influencer positivement le sentiment de prospérité du travailleur belge.

- La Belgique est le pays où le coût aux employeurs est le plus élevé, par rapport aux 10 autres pays étudiés : Au plus le revenu brut est élevé, au plus se creuse le fossé entre la Belgique et le reste de l’Europe en matière de coûts aux employeurs.

- Au plus le revenu brut est élevé, au plus grandit l’écart entre la Belgique et le reste de l’Europe en matière de revenus nets correspondants : Cela s’explique par le fait que l’on atteint déjà très rapidement les plus hauts barèmes d’imposition en Belgique. Comme l’an passé, la Belgique occupe la deuxième place après la Suède.

- La Belgique fait également figure d’exception dans certains domaines importants : Seule la Belgique et l’Espagne appliquent le principe de l’indexation des salaires. Nous sommes également les seuls à faire encore une distinction entre le statut d’ouvrier et celui d’employé. De plus, la Belgique est le seul pays où les plus-values sur action (réalisées dans la sphère privée) ne sont pas taxées alors que, par contre, les pertes et moins-values ne font l’objet d’aucune exonération.

- Pression sur les voitures de société : Suite aux décisions prises dans le cadre du « budget 2012 », les voitures de société vont dorénavant coûter plus cher en Belgique. Pour beaucoup d’employeurs, la voiture de société constitue(ait) le dernier mode de rémunération fiscalement avantageux permettant de compenser quelque peu la grande pression fiscale sur les revenus professionnels.

- Les revenus passifs et l’impôt sur la fortune : Aucun des pays faisant l’objet de notre analyse, à l’exception de la France et de l’Espagne, ne font formellement usage de l’impôt sur la fortune.

Share
NOMINATIONS
Steve Decoopman
Sales Manager D-LINK BENELUX
Celine Roosen
Director of Sales & Mar... GHENT MARRIOTT
DERNIERES VIDEOS