Renault, comme PSA, renoue avec les bénéfices, mais l'horizon s'assombrit

Malgré le rebond du premier semestre, Renault s'en tient à l'objectif fixé en début d'année: améliorer ses parts de marché en 2010 et dégager une trésorerie positive, pour terminer l'année avec un endettement inférieur à celui de la fin 2009.

Il compte aussi sur un carnet de commandes déjà bien rempli pour passer le cap du troisième trimestre et veut "tirer parti de la croissance hors d'Europe".

A l'international, le groupe estime disposer désormais d'une "gamme complète de véhicules" adaptée aux besoins de ces clients, tant dans l'entrée de gamme (Dacia Logan et Sandero) que dans le haut de gamme (Renault Fluence et Latitude).

Renault, à l'instar de l'ensemble du secteur, veut continuer à se développer sur les marchés émergents. La Russie, où il vise une part de marché de 40% avec Nissan et Avtovaz, est son "plus gros enjeu stratégique". Au Brésil, Renault approche les 5% et vise les 10% avec Nissan.

Quant à la Chine, premier marché mondial et eldorado des constructeurs, Renault conserve le projet d'y aller, mais ne le fera qu'avec "toutes les ressources pour gagner" et "pas en touriste".

La baisse attendue du marché européen pourrait toutefois contraindre le constructeur à des réductions de production et "donc à des journées de chômage partiel supplémentaires" par rapport au premier semestre.

En 2009, pour limiter les effets de la crise, Renault et PSA avaient déjà eu largement recours au chômage partiel et à des suppressions d'effectifs d'intérimaires.

"Depuis des mois, en France, les salariés connaissent soit le chômage" partiel -45 jours non-travaillés sont prévus en 2010 sur les sites industriels - "soit le travail toujours plus pénible avec à la clé, le recours aux heures supplémentaires", n'a pas manqué de rappeler la CGT de Renault vendredi.

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