Budget 2012 des soins de santé : le patient belge risque de payer davantage

C'est un débat tendu qui est attendu aujourd'hui au Comité de l’assurance de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Le motif : le budget d'austérité infligé au secteur des soins de santé. Le constat chiffré est embarassant pour le gouvernement Di Rupo car celui-ci concentre ses efforts d'économie sur les professionnels les moins gâtés par l'indexation budgétaire durant la dernière décennie.

Mutuelles et médecins devront officiellement valider, aujourd'hui, le budget 2012 des soins de santé. Rappelons que les projections dictées par le gouvernement Di Rupo imposent au secteur de la santé 2,3 milliards d’économie. Officiellement, en épargnant le patient. Le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) a répété, ce week-end, à la Chambre, que le gouvernement n’envisage pas un seul instant de diminuer les remboursements en soins de santé.

Le patient risque de payer plus. En effet, l’accord gouvernemental interdit, certes, les suppléments d’honoraires dans les chambres à deux lits. Mais les gestionnaires d’hôpitaux assurent qu’ils n’auront pas d’autre choix que de répercuter certaines économies (comme celles opérées sur les implants ou l’imagerie médicale) sur le dos du patient.

Les syndicats et les mutuelles évoquent le risque d’une insécurité tarifaire généralisée, faute d’un nouvel accord médico-mutualiste. Chaque médecin serait alors libre de facturer les honoraires qu’il entend.

 

 

  • Source:Le Soir
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