Veolia et Trenitalia en discussions pour défier la SNCF sur ses TGV

Interrogé, le président de la SNCF Guillaume Pepy ne s'est pas montré surpris: "la SNCF est en état de marche pour relever la concurrence", a-t-il dit. "On s'y attendait. On s'est préparé", a-t-il assuré.

Et "pour vendre plus bas que la SNCF, il va falloir que nos concurrents soient très très bons. Je leur souhaite bon courage", a-t-il lancé.

Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a jugé que l'arrivée de nouveaux opérateurs dans le transport ferroviaire était "une bonne chose": "Un, cela permettra aux clients d'avoir le choix et deux, cela permettra de développer ce mode de transport".

Présent en France dans le transport public (bus, métro, tramway), Veolia exploite également des trains de voyageurs, sur des réseaux de banlieue et régionaux, dans des pays comme l'Allemagne, l'Australie ou les Etats-Unis.

Les compagnies ferroviaires étrangères ont ainsi la possibilité depuis le 13 décembre de venir concurrencer la SNCF sur le sol français, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du transport de passagers sur les lignes internationales.

Mais ce système de "cabotage" impose que la partie nationale du trafic représente moins de la moitié des passagers transportés et moins de la moitié du chiffre d'affaires de la liaison internationale.

Le partenaire potentiel de Veolia, Trenitalia, est déjà prêt à se lancer dans l'aventure. C'est même pour l'instant le seul opérateur étranger à avoir demandé des sillons (créneaux de circulation) en France dans le cadre de l'ouverture.

La compagnie italienne prévoit d'assurer, sans doute pas avant l'été prochain, deux allers et retours quotidiens Paris-Milan et Paris-Gênes. En chemin, les trains s'arrêteraient dans six gares françaises (Chambéry, Modane, Avignon TGV, Aix-en-Provence TGV, Marseille, Nice).

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