Didier Reynders invite les banques belges à renoncer au versement de dividendes |
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![]() Lors du sommet d’hier, il a été convenu que les créanciers privés européens devraient consentir des abandons de créances en faveur de l’Etat grec à hauteur de 50%. En échange, les gouvernements respectifs aideront les banques sous-capitalisées selon la définition de l’Autorité Bancaire Européenne (EBA) à se recapitaliser pour leur permettre de répondre aux nouveaux objectifs en matière de capital (9% pour le ratio de fonds du « core tier 1 »). Quelles sont les conséquences pour le système bancaire Belge ? Le besoin en recapitalisation des banques belges a été estimé à 4,1 milliards, mais la plus grosse partie de ce montant concerne Dexia, qui a été nationalisée, et présente de ce fait des garanties bien plus importantes qu’une banque privée, ce qui donne un statut purement formel à cette exigence. Avant son démantèlement, Dexia était sous-capitalisée à hauteur de 3,9 milliards d’euros, mais le démantèlement lui-même a permis de le réduire à 1,7 milliard. Quant à KBC, elle répond aux nouveaux critères de l’EBA. En outre, celle-ci a demandé aux banques de constituer des réserves pour compenser le risque sur leur exposition aux dettes grecques. Les dirigeants européens ont invité les banques à renoncer à la pratique des bonus et au versement de dividendes pour leur permettre de reporter une plus grande fraction de leurs bénéfices en réserves pour répondre à ces besoins de capitaux. Le besoin des banques belges en la matière a été estimé à 5,6 milliards d’euros, mais pour Didier Reynders, les banques peuvent atteindre cet objectif uniquement en s’abstenant de distribuer des dividendes. Le Ministre fédéral des Finances est confiant dans la capacité des différents investisseurs (banques, compagnies d’assurances, ou fonds de pension) à accepter le défaut de 50%, et il a rappelé que 96% des institutions financières concernées avaient consenti au principe d’une décote portant sur 21% des dettes grecques, lorsque les dirigeants européens avaient évoqué cette proportion au mois de juillet. Et il avertit les éventuels établissements réfractaires que « Le choix, c'est d'abandonner une partie ou risquer de tout perdre ». |
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