La question du sauvetage grec divise l'Europe en deux camps |
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![]() Le Telegraph rapporte que le Ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a estimé que le projet de doter le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) pour le porter à 2.000 milliards d’euros était une folie. « Je ne comprends pas comment quelqu’un peut avoir une idée pareille au sein de la Commussion. Cela aurait pour résultat de mettre en danger la note triple A des autres Etats membres. C’est insensé », a-t-il dit. Plus tôt cette semaine, on avait appris que les dirigeants européens planchaient sur un ambitieux plan de sauvetage massif pour sauver la zone euro, avec une recapitalisation des banques et le défaut ordonné de la Grèce sur 50% de ses dettes privées. Schaüble s’est agacé de l’intervention américaine après que Barack Obama avait reproché aux dirigeants européens de laisser la crise de l’euro « épouvanter le monde ». « C’est toujours plus facile de donner des conseils aux autres que de décider pour soi-même. Je suis tout à fait disposé à donner des conseils au gouvernement américain », a ironisé le Ministre des Finances allemand. Le Secrétaire d’Etat au Trésor américain, Tim Geithner, est favorable à un renforcement du FESF de nature à lui conférer une surface qui lui permettrait éventuellement d’intervenir sur l’Espagne et l’Italie. Mais les Européens sont à nouveau divisés sur la manière de porter secours à la Grèce. Du fait de la sévère récession qui frappe la Grèce, et de sa lenteur à appliquer les mesures d’austérité, ses besoins de financement pour les 3 prochaines années ne se sont pas ralentis comme prévu, et ils dépassent les 172 milliards d’euros qui avaient été budgétés cet été. Dans les termes du plan de sauvetage négocié en juillet, des pertes de l’ordre de 21% avaient été consenties au détriment des investisseurs privés. Les Allemands et les Hollandais souhaitent que l’on impose davantage de pertes au secteur privé, tandis que la France et la Banque Centrale Européenne s’y opposent, jugeant que cette mesure aurait pour effet de mettre en danger les banques européennes, qui ont été très mises à l’épreuve récemment sur les marchés financiers en raison de leur exposition à la dette grecque. |
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