Le sommet de l'euro en 9 citations

Angela Merkel, Herman Van Rompuy © European Union

L'Europe recherche nerveusement des solutions pour le problème de la Grèce (une « coupe de cheveux » -  c'est-à-dire des pertes imposées aux investisseurs – de l’ordre de 50% pour les porteurs d'obligations, la recapitalisation des banques (de 7 à 9%) et l'expansion du FESF (de 250 à 1250 milliards d'euros). Annoncées pour dimanche, les décisions devraient finalement être prises mercredi.

Le week-end dernier a cependant été très intense.

Voici un petit florilège des déclarations que les médias ont rapportées :

- L’incapacité des dirigeants de la zone euro à trouver un accord a fait dire à Jean-Claude Juncker que « l’impact à l’éxtérieur est désastreux. Nous ne donnons pas vraiment l'exemple éclatant d'un leadership qui fonctionne bien».

- La situation de la Grèce a empiré, et le bilan strictement confidentiel de la troïka indique que les besoins en financement de la Grèce sont passés de 109 milliards d’euros à 252 milliards, voire même 440 milliards si l’on considère le scénario le plus pessimiste. Dans ces conditions, la Grèce ne pourrait pas se refinancer sur les marchés financiers avant 2027.

- Le torchon brûle entre le Premier Ministre britannique David Cameron et le Président français Nicolas Sarkozy. Les échanges des deux hommes ne masquaient plus leur agacement :« Nous en avons assez que vous nous critiquiez et que vous nous disiez ce que nous avons à faire. Vous dites que vous détestez l’euro, vous ne vouliez pas vous y joindre, et maintenant vous voulez vous immiscer dans nos réunions. », a dit Nicolas Sarkozy à David Cameron. Le Premier Ministre Britannique doit prochainement faire face à un débat parlementaire pour discuter de la légitimité de l’inclusion du Royaume Uni dans l’Union Européenne.

- « La crise de la zone euro affecte toutes nos économies, y compris celle de la Grande-Bretagne. Il est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne que les pays de la zone euro règlent leurs problèmes. Mais cela devient dangereux – et j'en ai parlé franchement avec eux – s'ils prennent des décisions vitales pour les autres pays du marché unique, comme des décisions sur les services financiers, qui concernent tout le marché unique. », a expliqué David Cameron.

- « Pour la première fois, les dirigeants de l’Europe se concentrent sur les fondamentaux au regard de la situation qui se développe en Grèce et la peur de la contagion », a affirmé Enda Kenny, le Premier Ministre irlandais. « Ils ont clairement compris désormais que le monde regardait l’Europe et qu’ils ne peuvent pas se permettre de faire les choses à moitié ».

- Pour Herman Van Rompuy, c’est le sommet du 23 octobre qui devrait être décisif : « Cette nouvelle date va nous permettre de finaliser une stratégie globale concernant la crise de la dette dans la zone euro ».

- Merkel a demandé publiquement au gouvernement de Silvio Berlusconi de réduire son endettement « de manière crédible » : « La confiance ne se gagne pas uniquement par des remparts financiers. L’Italie doit se montrer à la hauteur de ses responsabilités. »

- Nicolas Sarkozy de son côté, a déclaré qu' «Il n'est pas question de faire appel à la solidarité des partenaires si ceux que nous aidons ne font pas eux-mêmes des efforts.»

- Cependant, pour Willem Buiter, économiste en chef de Citigroup, « Le secteur bancaire européen est en faillite, mais les politiciens ne comprennent pas et sont toujours dans le déni. »

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