Les banquiers étrangers fuient le Japon en jets privés

Depuis le tremblement de terre survenu au Japon vendredi dernier, de nombreux employés de banque d’origine étrangère font tout ce qu’ils peuvent pour quitter le Japon, par vols commerciaux ou même charter, par peur des suites d’une catastrophe nucléaire à la centrale atomique de Fukushima. BNP Paribas, Standard Chartered et Morgan Stanley seraient parmi les établissements concernés par cet exode. Les salariés expatriés de ces banques comptent pour environ 10% de leurs effectifs, selon des statistiques, mais beaucoup d’entre eux occupent des postes de direction et leur départ devrait tout de même avoir un impact important. Car même si le métier de banque y est devenu particulièrement difficile, le Japon est une place financière majeure et les grandes banques se doivent d’y être présentes, d’autant plus qu’elles y encaissent des revenus considérables.

Les opérateurs de jets privés ont ainsi enregistré une hausse des demandes pour des vols d’évacuation et les prix se sont envolés, si l’on peut dire, de parfois plus d’un quart. Ainsi, Hong Kong Jet, une filiale de China HNA Group qui opère des jets privés a facturé un vol pour Hong Kong pour 14 personnes plus de 160 000 dollars. "Ils se fichaient du prix", explique Jackie Wu, qui dirige la société.

Au sein des banques, on affirme que tout est normal, et que les affaires tournent comme à leur habitude, mais on rappelle qu’il y a des soucis de communications, des coupures d’électricité, et que les bureaux se sont dégarnis de leurs effectifs, tandis que le personnel continue de partir.

En 2003, la Chine avait rencontré une situation similaire avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait fait l’objet d’une véritable psychose. La maladie avait touché 8000 personnes et 800 en étaient mortes.

 

(Image: Aéroport de Narita, via TwitPic )

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