Les prétentions salariales 'astronomiques' de Luc Van den Bossche

La Libre rapporte que selon des documents auxquels elle aurait eu accès, le responsable socialiste flamand Luc Van den Bossch aurait réclamé un salaire de 689.000 euros annuels pour présider le conseil d’administration de l’aéroport de Bruxelles-National, soit 549.000 euros en fixe et un variable de 140.000 euros par an. Et ce n’est pas tout : pour échapper à l’impôt des personnes physiques, il a constitué une société pour percevoir ses rémunérations. C’est la société LVDB (Luc Van den Bossche Company) qui contracte en réalité avec l’aéroport.

Dans le même article, la Libre  épingle d’autres dirigeants avec des salaires jugés astronomiques, en rappelant que les ministres touchent des émolumements qui n'avoisinnent que 20.000 euros bruts par mois : 

-          Mark Descheemaeker (473 556 euros bruts par an à la SNCB)

-          Luc Lallemand (485 000 euros bruts par an)

-          Jannie Haek (498 000 euros bruts par an)

-          Johnny Thijs, (1,07 million d’euros en 2010 : 730 000 euros bruts + un bonus de 277 000 euros, à la poste)

-          Didier Bellens, (2,560 millions d’euros chez Belgacom, dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire)

La Libre mentionne rappelle également que l’ex-ministre socialiste Bruno Tuybens a aussi touché un bonus de 250.000 euros, et que plus récemment, Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI, s’est vu attribuer un salaire d’environ 324.000 euros, sans compter son enveloppe pour frais, non moins généreuse.  

"Est-il normal qu’un président de CA d’un organe public gagne plus de trois fois le salaire d’un Premier ministre et qu’on parle aujourd’hui, pour les rémunérations de ces gens, de sommes aussi astronomiques ? Par ailleurs, cette habitude que prennent certains prestataires de service public de se constituer en société de management afin de ne pas être soumis à l’impôt des personnes physiques est très dérangeante. Peut-être, une fois, encore, ferions-nous bien de nous pencher sur cette question. On a voulu voter une loi sur la transparence des bonus et des rémunérations dans le secteur bancaire, pourquoi le secteur public échapperait-il à cette transparence ? Il faut aujourd’hui mettre de l’ordre - y compris chez ceux qui se font sans arrêt passer pour des chevaliers blancs ou des moralistes Tout ceci est choquant, et je le dirai devant le Parlement. Il faut tout de même un peu de cohérence.", a commenté le Vice-Premier Ministre, Didier Reynders.

En France, le Premier Ministre François Fillon a affirmé hier que son gouvernement étudiait la possibilité d’instituer un salaire maximum pour les cadres.

 

 

  • Source:La Libre Belgique
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