Les quatre évènements qui jouent le futur de l'Europe |
|
![]() Les dirigeants de l’Union européenne, réunis dans un sommet “de la dernière chance” ppour sauver l’euro, se sont séparés plutôt satisfaits. Ils se sont mis d’accord sur un fonds d’aide permanent de l’ordre de 700 milliards d’euros pour faire face à de possibles crises futures. Bien sûr, c’est une bonne nouvelle. Mais ce n’est pas une sinécure, et la réaction de Bruxelles risque d’être encore mise à l’épreuve lors des quatre prochaines échéances suivantes : - Les élections en Allemagne qui ont lieu dimanche. Les Européens reprochent souvent aux Américains de laisser leur calendrier électoral dicter leur politique, mais dans ce domaine, la Chancelière allemande Angela Merkel est tout aussi coupable. Jusqu’ici, elle a toujours pris sa part dans les décisions urgentes avec un œil constamment rivé sur les rapports des résultats de sondages en Allemagne, tandis que ceux-ci ne se montraient pas très favorables à son parti. Si les élections confirment la désaffection de ses électeurs, elle risque de se désengager elle-même de la conduite des opérations de la zone euro. - On attend pour le 31 mars les résultats des stress-tests (tests de résistance) des banques irlandaises, qui devraient déterminer le montant final du coût de l’effondrement du système bancaire irlandais. Le budget global du sauvetage de 85 milliards de dollars comprend un volet de 35 milliards d’euros spécialement mis de côté pour la recapitalisation des banques, en plus des sommes déjà versées par les contribuables. Les investisseurs vont donc savoir si l’Irlande pourra vraiment se relever de la crise financière. - Puis les électeurs finlandais sont attendus aux urnes le 17 avril, alors que le parti des Vrais Finlandais, viscéralement opposé à l’euro, recueille de plus en plus les faveurs du public. Si le soutien des Finlandais vacille, il risque de retentir sur la politique de l’Europe en matière de sauvetage de ses membres les plus affaiblis, alors que le Portugal, avec un gouvernement en déliquescence, tandis que les coûts de ses emprunts flambent, aura surement besoin d’aide extérieure. La conjonction de ces évènements atténuent les résultats obtenus lors du dernier sommet, et, comme les investisseurs, il semble que les leaders de la zone Euro ne savent toujours pas où les rapides de la crise continuent de les mener. |
|
En savoir plus:
|
| Share |
-
'Facebook est un cygne noir qui pourrait déclencher une crise d'ampleur internationale'
- 23 mai 2012
Les investisseurs pensent que Facebook est "too big to fail"... Mais ce serait plutôt "Too big to succeed"....En savoir plus -
Thilo Sarrazin est de retour : 'L'Europe n'a pas besoin de l'euro'
Les mouvements de fonds publics qui ne se limitent pas aux fonds structurels européens créent un fossé entre ceux qui les octroient et ceux qui les prennent, et ils alimentent le ressentiment et les réticences entre les nations...En savoir plus -
La crise entame le budget vacances des Belges pour la première fois depuis 5 ans
- 24 mai 2012
Parmi les ménages belges, le budget vacances diminue de 198 € pour atteindre 2 407 €...En savoir plus -
L'Espagne poussée au sauvetage public le plus cher de son histoire avec Bankia
- 25 mai 2012
Moins d'un an plus tard, Rodrigo Rato a dû démissionner, la cotation du titre s'est écro...En savoir plus -
Prix du gaz en Europe : la Belgique dans le t...
- 25 mai 12
-
'S’il vous plait, ne construisez pas plus de...
- 24 mai 12
-
10 millions de postes vacants dans l’industri...
- 25 mai 12
-
Sommet européen: Merkel et Hollande, "pas de...
- 24 mai 12
-
Technicolor met fin à son aventure industriel...
- 25 mai 12







