L’Espagne frappée de plein fouet par la récession |
|
![]() Il y a un an, l'Espagne comptait un peu plus de 2 millions de chômeurs. Aujourd'hui, on en dénombre presque 3 millions, selon les chiffres publiés récemment par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d'emploi a tellement augmenté que le montant total des prestations de chômage (16,55 milliards d'euros) versées de janvier à octobre 2008 dépasse déjà la somme inscrite au budget de cette année (15,5 milliards d'euros), sans compter que de plus en plus de chômeurs ne touchent pas d'allocations. En novembre seulement, 171 243 chômeurs supplémentaires ont été enregistrés. La dégradation rapide du marché du travail montre la fragilité du miracle économique espagnol de la dernière décennie. La forte hausse du chômage s'explique également par la flexibilité du marché du travail espagnol. "C'est l'un des plus flexibles de la planète", explique José Carlos Díaz, économiste en chef de la société de Bourse Intermoney. "Un tiers des salariés ont un contrat à durée déterminée. Les entreprises peuvent donc ajuster leurs effectifs sans avoir besoin de licencier." Le premier Ministre, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé un plan de relance de 11 milliards d'Euros, qui ambitionne de créer 300'000 emplois en 2009. « Le chômage risque d'augmenter encore un peu », a admis le vice-président du gouvernement et ministre de l'économie, Pedro Solbes. Quant à l'efficacité du plan anticrise du gouvernement, José Antonio Herce, du cabinet de consultants Analistas Financieros Internacionales, estime que les mesures vont se borner à enrayer la détérioration du marché du travail. « Ces mesures sont ambitieuses », commente-t-il, « mais pas autant qu'elles devraient l'être». (Photo) Courrier International |
| Share |







