Vous parlez l’anglais et un peu de portugais? Pourquoi ne pas envisager une carrière au Brésil?

Vous parlez l’anglais ? Un peu de portugais ? Vous aimez le dépaysement et vous avez déjà travaillé à l’international ? Cela tombe bien, le Brésil est à la recherche de cadres, apprend-on dans America Economia. Depuis 2009, les investissements étrangers y ont augmenté de 38%, alors qu’ils ont chuté de 24% ailleurs dans le monde, selon le Fonds Monétaire International, et tout le monde prédit que le pays, membre des BRICS, devrait continuer à bénéficier d’une croissance relativement rapide sur les prochaines années.

Ainsi, le magnat qui possède EBX Group, Eike Batista, investit-il dans une université navale à Rio de Janeiro dans laquelle il espère pouvoir former les futurs responsables d’un complexe portuaire gigantesque qu’il s’apprête à faire construire au Sud du pays. Le géant pétrolier Petrobras démarche les universités pour y séduire ses futurs cadres. Les sociétés débauchent également les cadres de concurrents d’autres pays en Europe ou en Amérique du Sud lorsqu’elles ne décident pas de les former elles-mêmes.

Les salaires sont relativement bons, en comparaison avec les autres pays d’Amérique Latine. Cependant, les étrangers qui partent travailler au Brésil doivent également savoir qu’il existe des quotas et que les entreprises ne peuvent plus recruter de salariés d’origine étrangère au-delà d’une certaine limite.

Pour les entreprises étrangères qui souhaitent s’y implanter, la fiscalité du pays est très compliquée, avec plus de 50 différentes taxes qui varient selon l’Etat dans lequel on réside. Il est important de se reposer sur un bon expert-comptable. En outre, comme dans tout autre pays étranger, il faut s’adapter à la culture locale. Par exemple, les Brésiliens ont tendance à estimer que c’est à celui qui écoute de comprendre ce qui se dit ... alors que bien souvent, ils ne finissent pas leurs phrases, laissant à leur interlocuteur le soin de deviner ce que la suite de cette phrase aurait dû être. Mais le vrai problème du pays, c’est la violence. Avec 43.000 personnes assassinées en 2009 et un taux de criminalité de 22,7 pour 100.000 habitants, selon une étude récente de Global Homicide Study, le Brésil connait un sérieux problème d'insécurité

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