10 clichés qui ont la vie dure pour décrire les femmes de pouvoir

Meryl Streep in The Devil Wears Prada (2006)

Les femmes continuent de gravir les échelons vers plus de responsabilités, mais elles sont toujours en minorité au haut des hiérarchies, ce qui leur vaut d’être sévèrement jugées, et fréquemment, ce sont même les autres femmes qui sont les plus impitoyables avec elles.

On les associe à des stéréotypes rebattus qui sapent leur pouvoir et leur moral. ForbesWomen a collecté 10 de ces stéréotypes des femmes au pouvoir :

1/ La Reine au cœur de Glace

C’est le type de femme que Meryl Streep a interprétée dans « Le Diable s’habille en Prada » : glaciale, peu émotive et dure.

2/ L'émotive

La presse américaine s’est beaucoup gaussée de ce que Hillary Clinton, aujourd’hui Secrétaire d’Etat des Etats Unis, se soit mise à pleurer au cours de sa campagne électorale, et on lui a collé depuis le stéréotype de la femme «trop émotive ».

3/ La vieille fille

La juge de la cour suprême des Etats Unis Sonia Sotomayor, ne s’est jamais mariée, et comme ses comparses femmes de pouvoir célibataires, elle est affublée du stéréotype de la vieille fille au caractère de cochon, incapable de trouver un partenaire.

4/ La dure-à-cuire

Dans Damages, Glenn Close interprète le rôle d’une femme endurcie, une dirigeante mauvaise, jouant sur le cliché que les femmes de pouvoir sont coriaces et impitoyables.

5/ La masculine

La Présidente du FMI, Christine Lagarde, a dit à Forbes qu’elle détestait le cliché de « la femme de pouvoir obligée de ressembler à un businessman ». Elle admet qu'elle se sent souvent obligée de se soumettre à cette norme implicite, mais essaye d'y résister autant que possible.

6/ En colère

On a critiqué Michelle Obama, l’épouse du président des Etats Unis Barack Obama, lors de la campagne présidentielle de 2008, en disant qu’elle était en colère, un reproche fréquemment adressé aux femmes leaders. Pour un homme, la colère est un plus, parce qu’elle symbolise la force, mais pour une femme, elle est surtout considérée comme de l’agressivité, et elle devient un terrible défaut. Depuis, elle s'est forgée une autre image, celle d'une femme très au fait des nouvelles tendances de la mode, et qui soutient son mari de façon inconditionnelle.

7/ L’intrigante

On soupçonne souvent les femmes responsables d’avoir « couché » ou d’avoir usé de manipulation et d’intrigue pour parvenir au sommet de la hiérarchie.

8/ La pom-pom girl

Les femmes politiciennes sont parfois assimilées à des « hommes de paille », qui ne sont pas prises au sérieux, et qui n’ont gravi les échelons que pour leur bonne mine, et le respect de ce qu’on leur a demandé de faire. Cela arrive fréquemment lorsqu'elles sont féminines et chaleureuses. Aux Etats Unis, le gouverneur de l’Alaska Sarah Palin est souvent désignée de cette manière.

9/ « Parce qu’il en faut bien une »

Au cours des sommets et des réunions importantes au plus haut niveau de l’Etat américain sous le mandat de George Bush, Condoleezza Rice a souvent été la seule femme présente. Souvent, on considère que les femmes importantes dans cette situation ont obtenu leurs galons par souci de représentativité, plutôt que grâce à leurs mérites.

10/ La faible femme

La présidente du Costa-Rica, Laura Chinchilla a expliqué à Forbes que le stéréotype des femmes qui était le plus fréquent était celui de la femme plus faible que son homologue masculin. Chincilla pense que c'est parce que les femmes recherchent soouvent le consensus qu'elles recueillent cette critique. 

  • Source:Forbes
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