13,1% des Belges travaillent de nuit

Selon les chiffres du Steunpunt WAV , plus de 400.000 travailleurs ont exercé un travail de nuit en Belgique, soit 13,1%. Les hommes et les personnes peu qualifiées sont surreprésentées.

Toutefois, il faut souligner que les horaires atypiques et principalement les heures effectuées la nuit sont un facteur à risque pour les travailleurs. En effet, le rythme biologique se voit ainsi perturbé et des troubles du sommeil peuvent survenir. Le manque de sommeil, quant à lui, entraîne une baisse de vigilance et peut être la source d’accidents. Les accidents de la route entre le lieu de travail et le domicile sont le principal danger. Les statistiques montrent que les accidents de travail sont généralement plus graves lorsqu’ils arrivent la nuit.

Le dérèglement des horaires favorisent également l’apparition de certaines pathologies (troubles digestifs, stress, syndromes dépressifs, maladies cardiovasculaires). Des études révèlent que, plusieurs années après, l’état de santé des ouvriers ayant travaillé de nuit ou en "3×8" est dégradé par rapport à ceux qui ont toujours eu des horaires standards.

Des enquêtes réalisées chez les infirmières et les hôtesses de l’air ont montré que le travail de nuit sur des longues durées augmentait les risques de cancer du sein. Depuis 2007, le travail de nuit figure parmi la liste des agents cancérogènes établie par le CIRC.

 

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