A Bruxelles, un tiers des jeunes sont sans emploi

En 2008, la région bruxelloise avait près de 23 % des 18-24 ans ayant stoppé leurs études sans obtenir le diplôme de secondaire supérieur. Par ailleurs, 35 % des 0-17 ans grandissent dans des ménages sans aucun revenu du travail.  Voilà ce qui ressort du dossier du magazine Vacature intitulé "La génération perdue de Bruxelles". Dans cette ville de plus en plus insécurisée, il serait dès lors peut-être utile, outre les légitimes mesures répressives et préventives de l'autorité publique, d'analyser l'effet du chômage de la jeunesse bruxelloise sur cette violence grandissante.  

A Molenbeek, le taux de chômage des jeunes atteint 40 %.  A Bruxelles, il ne descend jamais en dessous de 30 %, soit plus du double de la Flandre et plus que la moyenne européenne.  

Ces chiffres s'expliquent par la situation politique complexe de Bruxelles.  Actiris dénombre aussi quatre facteurs : la discrimination qui continue de jouer un rôle central, le problème du bilinguisme, l'écart grandissant entre les niveaux d'enseignement et la présence de plus de jeunes dans la capitale que dans les deux autres régions du pays.

Le ministre bruxellois de l'économie et de l'emploi, Benoît Cerexhe (cdh), croit en les futurs résultats concrets d'Actiris : "Dès le mois de mars, une cinquantaine de consultants viendront renforcer l'équipe actuelle d'Actiris afin d'accompagner nos (jeunes) chômeurs. Mais le bilinguisme actif reste un très gros problème à Bruxelles. Cette année, nous investirons quelques 7,5 millions d'euros dans la formation en langue. En ce qui me concerne, je plaide depuis longtemps pour un vrai enseignement bilingue à Bruxelles."

[Source: Références]

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