Après les chasseurs de têtes, voici les chasseurs de fêtes...

Big Brother

Les sociétés ont pendant longtemps recherché les antécédents de casier judiciaire, puis ont fait des recherches sur des sites comme Google, ou LinkedIn pour obtenir des informations sur le passé de leurs employés. Désormais, quelques sociétés commencent à demander aux candidats d’être également capables de passer l’épreuve de la vérification des informations laissées sur les réseaux sociaux.

Aux Etats Unis, une jeune start-up, Social Intelligence, sonde internet à la recherche de détails concernant le passé du candidat que les sociétés donneuses d’ordres souhaitent recruter. Tout est passé au peigne fin : ce que le candidat a pu dire, ou fait en ligne sur les 7 dernières années. Les éléments sont rassemblés dans un dossier qui compile toutes sortes d’informations : mérites professionnels, activités bénévoles, aussi bien que photos un peu osées compromettantes, preuves de l’usage de drogues, déclarations à caractère raciste, étalages d’armes, ou encore témoignages d’activités violentes…

Ce service inquiète car il permet aux employeurs d’avoir accès à des informations sans rapport avec l’aptitude requise pour le poste proposé. Pour Marc S. Rotenberg, Président de l’Electronic Privacy Information Center, les employeurs sont bien inspirés de se documenter pour se faire une idée de l’expertise du candidat pour le poste qu’ils cherchent à pourvoir, mais il estime que « les employeurs ne devraient pas juger ce que les gens font dans leur vie privée, en dehors du lieu de travail».

(Photo Attributionpar 85mm.ch )

 

  • Source:New York Daily News
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