Fondateur de Facebook, grâce au génie de sa misère

Mark Zuckerberg, créateur de Facebook, dont la genèse fait actuellement l'objet d'un film très bien classé au box-office, n'aurait eu l'idée de Facebook que parce qu'il manquait d'amis. Evan Williams, dirigeant de Twitter, à qui le New York Times a consacré un article récemment, est présenté comme inquiet et lent dans ses décisions. Tous deux auraient réussi en affaires grâce à leurs faiblesses, et on dirait que les théories psychologiques soient de nouveau à la mode pour analyser les gestions d'entrepreneurs, notamment ceux que l'on dit « accidentels ».

Les créateurs d'entreprise seraient mus par leur envie de créer et de prouver quelque chose, mais ils pourraient aussi chercher à transcender des déficits personnels. Sociologue à l'université de Yale, James Baron a démontré que la productivité peut être meilleure avec des personnes à l'origine désavantagées dans ce qu'elles font, et a nommé ce concept le facteur de gratitude. A l'inverse, le sentiment de ce qui est dû peut générer une certaine indolence. On peut ainsi opposer l'enthousiasme et l'avidité des travailleurs des pays en voie de développement avec le désengagement professionnel que l'on rencontre de façon statistique chez la moitié des employés américains.

On conseille souvent aux demandeurs d'emploi de se focaliser sur leurs points forts, mais peut-être devraient-ils s'intéresser également à leurs faiblesses. De même, les employeurs devraient rechercher les lacunes de leurs employés et les occupations qui leur permettraient le mieux de combler leurs manques.

  • Source:Harvard Business Review
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