Jeune, mais déniaisé

Avec la crise, les jeunes d'aujourd'hui ont appris à modérer leurs espérances sur le marché du travail.

Une étude allemande, effectuée sur un échantillon de jeunes économistes et ingénieurs, population normalement épargnée par les difficultés, a tout de même mis en évidence une certaine inquiétude. Les jeunes sont prêts à travailler près de 42 heures par semaine, pour des salaires inférieurs à 30.000 euros par an, et ils sont intéressés par les possibilités d'évolution. Selon la même étude, les jeunes s'attendent à décrocher un emploi au bout de trois mois, et 40% seraient prêts à s'expatrier pour un poste prometteur.

Le réalisme manifesté par les jeunes devrait profiter aux employeurs lors de la relance, puisqu'ils pourront les recruter à meilleur compte, et ainsi bénéficier de leur enthousiasme pour améliorer la productivité. De leur côté, les jeunes accèderont à une formation et une première expérience appréciables. Dans beaucoup d'entreprises, des licenciements ont eu lieu, et les équipes toujours en place sont débordées. Une autre étude réalisée par Acerta révèle que de plus en plus d'employés rechercheraient la mobilité professionnelle, souvent pour un meilleur salaire et plus de responsabilités. Dans ce contexte, l'arrivée de nouvelles recrues pourrait permettre de remotiver ces personnels expérimentés.

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