La pauvreté se lit sur le visage

Des scientifiques écossais viennent de découvrir que notre visage conserve les traces du statut socio-économique de notre premier foyer, et que même au-delà de 70 ans, il était encore possible de trouver des indices permettant de décrire la vie à la maison pendant notre enfance.

Ils ont étudié 292 adultes âgés participants d'une enquête de longue haleine, la Lothian Birth Cohort 1921, qui s'est intéressée durant toute leur existence à des enfants nés en 1921.

Les chercheurs ont examiné la symétrie sur 14 endroits du visage et du corps des sujets désormais octogénaires, comme la longueur des doigts, des poignets, des chevilles, ou la hauteur d’implantation des oreilles, par exemple. Ils leur ont fait également remplir un questionnaire dans lequel ils devaient décrire leurs conditions d’existence lorsqu’ils avaient 11 ans, incluant entre autres la profession des parents, la composition du foyer familial, le nombre de personnes dormant dans chaque chambre, et la présence de cabinets de toilette à la maison. On leur a demandé quelle profession ils ont eu eux-mêmes lorsqu’ils avaient atteint un âge moyen, pour déterminer dans quelle classe sociale ils se sont retrouvés une fois adultes.

Leur conclusion, c’est que les privations de l’enfance affectent la symétrie du visage, mais pas celle du corps. Et c’est encore plus vrai pour les hommes que pour les femmes. Les chercheurs pensent que les facteurs de l’environnement du sujet, comme l’alimentation, la maladie, la présence d’un parent fumeur ou alcoolique, laissent des marques indélébiles sur le visage. Même lorsqu’ils avaient amélioré leur statut social à l’âge adulte, les hommes qui avaient été élevés dans les environnements les plus pauvres avaient tendance à présenter les traits les plus asymétriques. 

 

  • Source:MSNBC
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