Version Française | Nederlandse Versie
  • Follow us:
Les changements RH nés de la crise
mercredi 03 févr. 2010

La septième édition du Baromètre RH de CSC, société spécialisée dans le conseil et la mise en œuvre de solutions pour les entreprises fondées sur des technologies de pointe, en collaboration avec l'Institut de sondage TNS Sofres et résultant d'une enquête durant le printemps dernier auprès de directeurs des ressources humaines (DRH) d'entreprises européennes comptant plus de 1 000 salariés.

Les DRH sont donc tout d'abord préoccupés par la maîtrise des coûts, laquelle arrivait 7e lors du précédent baromètre.  Ensuite, l'amélioration de l'engagement des salariés occupe leur esprit.  Les entreprises deviennent plus flexibles et cherchent à obtenir des concessions de leur salariés afin de moins licencier : baisse de salaire, congés sans solde...

Les DHR citent comme impacts de la crise sur l'entreprise : le ralentissement ou le gel du recrutement (49 %), la réduction des effectifs (43 %), la baisse du chiffre d'affaires (34 %), l'aménagement du temps de travail (31 %) et le gel des salaires (14 %). Les attentes prioritaires des entreprises sont : concourir à l'efficacité du management (79 %), améliorer l'alignement des politiques RH sur la stratégie de l'entreprise (78 %), le maintien et le développement d'un bon climat social (74 %) et l'amélioration de l'efficacité des processus de gestion RH (73 %). Les objectifs prioritaires de la politique RH restent la gestion des compétences et le développement des collaborateurs. Les thèmes de travail prioritaires au sein de leur entreprise pour les DRH sont l'évolution de l'organisation du travail (68 %), l'évolution des rôles des managers de proximité (64 %) et la responsabilité sociale des entreprises (RSE) (63 %). En matière de RSE, les priorités sont la promotion de la non-discrimination (79 %), l'égalité hommes/femmes (75 %), l'embauche et l'intégration des jeunes (66 %) et l'insertion des personnes handicapées (64 %).

En conclusion, d'après CSC : "Le rôle des DRH n'a jamais été aussi important. Ils doivent continuer à conserver l'équilibre entre le court terme - c'est-à-dire redimensionner les effectifs pour réduire les coûts - et la préparation de l'après-crise, en motivant et en développant les compétences de leurs équipes. Nous ne sommes pas encore sortis de la crise. Nous sommes dans une phase de rattrapage. Il faut se préparer au rebond éventuel ou plus certainement à la poursuite de cette crise. Il y a trois grandes priorités. Tout d'abord, il faut être conscients que les mesures prises ne peuvent être que temporaires. Il faut continuer à adapter les capacités de production de l'entreprise. Y compris l'emploi. Ensuite, il est urgent de resserrer les liens humains dans les entreprises. Le manque de management de proximité s'est durement fait sentir. Il faut parfois recréer des liens et de la motivation. Enfin, tous les spécialistes sont unanimes pour dire que la sortie de la crise se trouve dans l'innovation. Celle-ci passe par un investissement massif dans les hommes. C'est capital d'investir dans la formation."

 [Source: La Libre Belgique]

 

En savoir plus
168 vue(s) Réagir
Sur le même thème...
  • Comment combattre le stress dans les PME jeudi 04 mars 2010Olivier Torrès, chercheur à l'université de Montpellier, a créé début janvier un observatoire baptisé Amarok qui a pour but de mesurer les conditions de travail et la résistance au stress des dirigeants de PME, car aucun chiffre n'existe actuellement à ce sujet. Les patrons de PME font preuve de pudeur et ne veulent pas avouer leurs faiblesses. De plus, ils n'ont pas le réflexe de faire appel à des coachs pour les accompagner. La région Auvergne a dès lors fait en sorte que la CGPME, la Drire et l'Aract (Agence régionale pour l'amélioration des conditions de travail) s'associent pour sensibiliser ces patrons de PME aux risques psychosociaux....
  • La “RSE” intégrée dans les stratégies jeudi 04 mars 2010La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) est présente depuis quelques années déjà en Belgique, mais de façon disparate. Et pour l'entrepreneur de PME, ces méthodes de gestion améliorées qui pourraient l'aider vis-à-vis de ses clients, de la société et de l'environnement ne sont pas facilement accessibles. Jan Noterdaeme (Maître de conférences à la Louvain School of Management) explique qu'il existe déjà une filière académique avec un cours "obligatoire", par exemple à la Louvain School of Management, sur la responsabilité sociétale des entreprises....
  • Le droit des femmes à dormir jeudi 04 mars 2010Jobetic.net publie un article qui plébiscite le droit des femmes à dormir ! Les femmes se sentent obligées d'en faire plus que les hommes, et manquent donc de sommeil. Cindy Leive, rédactrice en chef de Glamour et Ariana Huffington, propriétaire du Huffington Post, lancent une opération commune pour inciter les femmes à faire valoir leur droit au sommeil. Les femmes qui sont le plus privées de sommeil sont les femmes actives avec jeunes enfants, surtout celles qui les élèvent seules. Alors, pour travailler mieux et mieux gérer leur vie sans être des zombies, le "Challenge 2010 du sommeil" leur conseille de jouir d'une bonne nuit d'au moins 7h30... p...
  • Le stress au travail coûte 4.000 euros par travailleur jeudi 04 mars 2010La crise augmente le stress des travailleurs (charge de travail accrue, emploi précaire...). L'économie flamande estime le coût de ce stress à 13 milliards d'euros par an, soit environ 4.000 euros par travailleur. En général, les études ne tiennent compte que de l'absentéisme, précise Claudia Put qui, dans son étude se penche aussi sur le problème du présentéisme : travailleur présent, mais peu performant à cause de problèmes de santé ou d'une démotivation. Le présentéisme est plus néfaste que l'absentéisme, puisque 61 % des coûts de santé totaux d'une entreprise seraient dus au présentéisme,
  • L’emploi atypique peut causer la dépression jeudi 04 mars 2010Les travailleurs à contrat de travail atypique - contrat à durée indéterminée, intérim ou temps partiel - souffrent plus de dépression que les autres, surtout les femmes, révèle une étude publiée par l'Institut de veille sanitaire de France, qui se base sur les données de l'Enquête décennale santé 2003 de l'INSEE, relatives à 11 895 travailleurs. 11,2 % de ces travailleurs ont déclaré souffrir de symptômes dépressifs. Les femmes disent souffrir davantage de dépression lorsqu'elles sont en contrat à durée déterminée qu'en contrat à durée indéterminée ou CDI (15,3 % ont des troubles dé
  • L'intérim polonais à la conquête de la Belgique jeudi 04 mars 2010D'après le quotidien flamand De Morgen, les agences d'intérim de Pologne proposent des professionnels de la construction à des tarifs moitié ou deux/tiers moins chers que les agences belges. Les tarifs, tout compris, commencent à 16 euros l'heure, salaire, supplément, voyage et frais de séjour inclus. Pour la ministre fédérale de l'Emploi Joëlle Milquet, ces entreprises qui proposent des tarifs aussi bas ne sont pas en règle avec la législation belge, avis que partage le syndicat FGTB, qui ajoute « Ces entreprises ne peuvent tout simplement pas être en ordre avec les prescriptions de sécurité, de durée du travail, des temps de repos et des salai...
  • Petits patrons = grandes difficultés jeudi 04 mars 2010Les patrons souffrent aussi de stress, d'angoisses ou de conditions de travail difficiles, surtout dans les PME, ce qui peut les mener à des solutions extrêmes comme le suicide. Une souffrance qui reste taboue, surtout en période de crise, où les patrons sont diabolisés. Ce stress a des conséquences pour l'entreprise et parfois ses salariés, car la souffrance peut se manifester par un manque d'écoute, des décisions hâtives et peu avisées, un management plus sec et expéditif. Les patrons de PME peuvent souffrir d'insomnies chroniques, de poussées d'angoisse, d'épuisement... La difficulté de ces patrons, c'est leur isolement et leur sentiment de respons...
  • Pour trouver un emploi malgré un parcours atypique jeudi 04 mars 2010Thomas Grimaud, qui détient un master en communication et a été correspondant de guerre durant des années, ainsi que concepteur de dossiers de presse et éditeur, est le créateur du site d'emploi gratuit parcoursatypique.com. Si ses propres expériences rebutaient les employeurs potentiels, il pense qu'elles peuvent être un atout pour un recruteur. Le tout est de décrocher un entretien pour le prouver. « A l'heure actuelle, pour qu'un CV plaise à un recruteur ou, du moins, pour qu'il ne lui fasse pas peur, il doit faire état d'un parcours linéaire. Mettre en avant ses compétences à partir d'un parcours moins convent
  • Serious games et jeunes diplômés jeudi 04 mars 2010Les grandes entreprises, à l'instar de Carrefour ou L'Oréal, deviennent de plus en plus adeptes des serious games pour attirer les jeunes diplômés. D'après François de Wazières, directeur international du recrutement de L'Oréal, les serious games sont faits pour la génération Y, «sans doute la génération la plus performante que l'entreprise ait jamais rencontrée. Elle est internationale, « ultizappeuse » d'informations, porteuse d'optimisme et créative ». L'entreprise a donc lancé « Reveal by L'Oréal » dont le but est de présenter les différents métiers du groupe et de trouver 800 stagiaires. «...
  • Un ouvrage sur 'la dictature du salariat' jeudi 04 mars 2010Jacky Isabello et Thibault Lanxade, entrepreneurs, viennent de publier : 'En finir avec la dictature du salariat'. Pour eux « Le statut de salarié, considéré par chacun comme le pivot de toute carrière, ne sera plus, à l'avenir, le centre de l'univers des travailleurs français. Chacun de nous redeviendra, au rythme de ses projets professionnels, indépendant et propriétaire de sa puissance de travail. » Un ouvrage qui analyse les diktats d'un management « schizophrène et caporalesque, et les structures hiérarchiques pyramidales si mal adaptées aux impératifs de rapidité induits par Internet »....
Nos partenaires
Liens pub
Karine Van Hooymissen Karine Van Hooymissen Formatrice en logiciels SYNAPS
Kris Matthijs Kris Matthijs Directeur Général T-GROEP BELGIQUE