Les changements RH nés de la crise

La septième édition du Baromètre RH de CSC, société spécialisée dans le conseil et la mise en œuvre de solutions pour les entreprises fondées sur des technologies de pointe, en collaboration avec l'Institut de sondage TNS Sofres et résultant d'une enquête durant le printemps dernier auprès de directeurs des ressources humaines (DRH) d'entreprises européennes comptant plus de 1 000 salariés.

Les DRH sont donc tout d'abord préoccupés par la maîtrise des coûts, laquelle arrivait 7e lors du précédent baromètre.  Ensuite, l'amélioration de l'engagement des salariés occupe leur esprit.  Les entreprises deviennent plus flexibles et cherchent à obtenir des concessions de leur salariés afin de moins licencier : baisse de salaire, congés sans solde...

Les DHR citent comme impacts de la crise sur l'entreprise : le ralentissement ou le gel du recrutement (49 %), la réduction des effectifs (43 %), la baisse du chiffre d'affaires (34 %), l'aménagement du temps de travail (31 %) et le gel des salaires (14 %). Les attentes prioritaires des entreprises sont : concourir à l'efficacité du management (79 %), améliorer l'alignement des politiques RH sur la stratégie de l'entreprise (78 %), le maintien et le développement d'un bon climat social (74 %) et l'amélioration de l'efficacité des processus de gestion RH (73 %). Les objectifs prioritaires de la politique RH restent la gestion des compétences et le développement des collaborateurs. Les thèmes de travail prioritaires au sein de leur entreprise pour les DRH sont l'évolution de l'organisation du travail (68 %), l'évolution des rôles des managers de proximité (64 %) et la responsabilité sociale des entreprises (RSE) (63 %). En matière de RSE, les priorités sont la promotion de la non-discrimination (79 %), l'égalité hommes/femmes (75 %), l'embauche et l'intégration des jeunes (66 %) et l'insertion des personnes handicapées (64 %).

En conclusion, d'après CSC : "Le rôle des DRH n'a jamais été aussi important. Ils doivent continuer à conserver l'équilibre entre le court terme - c'est-à-dire redimensionner les effectifs pour réduire les coûts - et la préparation de l'après-crise, en motivant et en développant les compétences de leurs équipes. Nous ne sommes pas encore sortis de la crise. Nous sommes dans une phase de rattrapage. Il faut se préparer au rebond éventuel ou plus certainement à la poursuite de cette crise. Il y a trois grandes priorités. Tout d'abord, il faut être conscients que les mesures prises ne peuvent être que temporaires. Il faut continuer à adapter les capacités de production de l'entreprise. Y compris l'emploi. Ensuite, il est urgent de resserrer les liens humains dans les entreprises. Le manque de management de proximité s'est durement fait sentir. Il faut parfois recréer des liens et de la motivation. Enfin, tous les spécialistes sont unanimes pour dire que la sortie de la crise se trouve dans l'innovation. Celle-ci passe par un investissement massif dans les hommes. C'est capital d'investir dans la formation."

 [Source: La Libre Belgique]

 

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