Les femmes ? Elles font presque tout mieux que les hommes!

Récemment, le Wall Street Journal expliquait que les femmes faisaient presque tout mieux que les hommes – de la politique, à la gestion d’entreprise, en passant par les investissements.

Il citait même une étude de Barclays Wealth qui avait conclu que les femmes s’enrichissaient plus facilement à la bourse, parce qu’elles prenaient moins de risques. Et pourquoi prenaient elles moins de risques ? Parce qu’elles ne débordaient pas d’une confiance excessive, comme les hommes.

Ces resultats corroborent ceux d’une étude plus ancienne sur le même sujet, datant de 2001, et portant sur 35.000 foyers américains avec un compte chez un courtier d’opérations boursières. Les chercheurs avaient conclu que les plus-values des femmes battaient celles des hommes de 1% chaque année. Une étude de Merrill Lynch de 2005 avait trouvé que 35% des femmes conservaient leurs investissements trop longtemps, alors que ce ratio était de 47% pour les hommes. Et plus récemment, en 2009, une étude de Vanguard portant sur 2,7 millions d’investisseurs personnels avait conclu que durant la crise financière de 2008, les hommes avaient eu plus tendance que les femmes à vendre leurs actions au pire moment, celui où elles étaient au plus bas, et que les traders hommes avaient enregistré des pertes plus importantes en général.

Comment l’expliquer ? « Beaucoup de recherches suggèrent que les hommes croient toujours qu’ils savent ce qu’ils font, même lorsqu’ils ne savent pas vraiment ce qu’ils font », explique John Ameriks, l’auteur de l’étude Vanguard.

La raison de cet excès de confiance trouverait sa source sur le plan biologique, indiquent les recherches en la matière. Un nouveau champ de recherche est en effet en plein développement : la neuroéconomie. Les chercheurs de ce domaine s’intéressent aux liens existant entre les impulsions hormonales et neurologiques, et la prise de décision. Ils auraient observé que la testostérone s’élève lors des accès de sentiment de succès, et que cela pourrait provoquer une attitude d’infaillibilité associée à des prises de risques, ce qu’ils ont appelé le « winner effect » (effet du battant).

 

 

  • Source:Time Magazine
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