Les jeunes managers auraient des comportements anti-éthiques

D'après une étude réalisée par KPMG Pays-Bas auprès de 157 entreprises néerlandaises comptant plus de 250 employés, 40 % d'entre elles ont déclaré avoir mis de jeunes managers à « high potentials » à la porte ces deux dernières années car ils ne pensaient qu'à l'argent, au statut et à leur carrière. L'image que les entreprises se font des jeunes managers n'est pas positive : mus par la course au profit, moins pointilleux que les anciens en matière d'éthique (déclaration illégitime de notes de frais, par exemple)...

Un tiers des entreprises interrogées pensent que la formation des étudiants de l'enseignement supérieur en matière d'éthique laisse à désirer et que l'enseignement doit accorder plus d'attention aux normes et valeurs dans les formations de futurs dirigeants. Un problème complexe, précise Wim Vandekerckhove, professeur d'éthique pratique à l'Université de Gand, car les comportements des jeunes sont déjà en majorité formés et qu'il vaut donc mieux leur apporter un enseignement cognitif sur les questions éthiques à venir.

Pour Wim Vandekerckhove toujours, l'éthique se développe avec l'âge et dépend de la culture dominante de l'entreprise. Les managers plus âgés ont bâti leur carrière, tandis que les jeunes doivent encore le faire. C'est pourquoi ils jouent des coudes, surtout dans une entreprise où la compétition règne. Si le code de conduite officiel n'est pas intégré à la culture d'entreprise, les jeunes managers auront l'impression de pouvoir agir comme bon leur semble, soit d'une façon anti-éthique.

[Source: Références]

 

  • Powered by:Express.be
Share
PALMARES BEL20
NOMINATIONS
Thibault Meur Thibault Meur
Business Development Ma... DIMENSION DATA
Iwan Gilles-d'Hamers Iwan Gilles-d'Hamers
Directeur Consumer Chan... MICROSOFT BELUX
DERNIERES VIDEOS