Les nouveaux cabinets de chasseurs de têtes, après la crise |
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![]() Avec la récession économique, la réduction du turn-over des dirigeants d'entreprises, les chasseurs de têtes doivent s'adapter. Alain Déniau (Heidrick & Struggles) : « Les entreprises clientes veulent du recrutement de dirigeants de haut niveau, mais aussi de l'intégration, de la formation, jusqu'à la mise en place de plans de succession ». Jean-Louis Petibon (Egon Zehnder International) : « Les clients ne disent plus seulement à notre cabinet : 'Trouvez-moi le meilleur', ils nous demandent de les aider à mieux faire fonctionner leurs équipes de direction. Nous ne traitons plus seulement de cas individuels, mais de fonctionnement en mode collectif. » Les cabinets proposent dès lors également du conseil, de l'évaluation d'équipes, du « diagnostic managérial », du service aux entreprises qui n'embauchent plus qui préfèrent bonifier les ressources dont elles disposent. Une mission délicate, à en lire ces témoignages : « Les entreprises recherchent des profils internationaux, des managers qui ont vécu sur plusieurs continents », « des dirigeants ayant des expériences multiculturelles, multisectorielles, familiers des outils de gestion des risques et qui savent aussi interagir avec la sphère publique », « des dirigeants capables de vite redresser des entreprises en difficulté », « la crise [étant] toujours prétexte à renforcer les directions financières et les fonctions de contrôle, favorise le recrutement soutenu de directeurs de conformité et autres 'chief technology officers' » et des « profils familiers des milieux boursiers et financiers». Une tâche difficile, même si les chasseurs de têtes sont plus sollicités actuellement : si 9 % des spécialistes du recrutement directorial croyaient que leur secteur était dynamique l'an dernier, ils sont 56 % à le penser actuellement. « Beaucoup de dirigeants et managers devraient changer de société quand les choses reprendront », indique Eric Salmon & Partners, qui précise cependant : « Quand les clients veulent vraiment prendre des risques sur une embauche, ils la font eux-mêmes ». [Source: Les Echos]
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