Les péchés capitaux version l'entretien d'embauche

L'entretien d'embauche doit rassembler humilité, assurance, spontanéité et concision.  Voici les sept erreurs à ne pas commettre dans le secteur de la finance.

1. La nonchalance.  Il est impératif de respecter les règles de courtoisie et du code vestimentaire de la finance (le costume-cravate).   

2. L'excès de confiance.  Estime de soi, ok, comportements de divas, pas questions.  « Exiger une secrétaire ou une voiture de fonction dans une petite entreprise est déplacé. Dans le même temps, vous ne serez pas un bon candidat si vous n'êtes pas doté d'un ego affirmé pour un poste de gérant par exemple, où la pression est forte. »

3. Les logorrhées. Le stress peut inciter aux bavardages intempestifs. « Mieux vaut rester factuel, détailler son CV en s'appuyant sur des exemples concrets de missions réalisées, évoquer ses succès en chiffrant les objectifs atteints », conseille Anne-Sophie Luçon, manager chez Michael Page. 

4. L'approximation.  La préparation est primordiale : anticiper les questions des recruteurs, s'interroger sur ses motivations profondes, ses qualités, ses défauts... « Il est primordial de vérifier que le poste est en adéquation avec son profil et de mettre en avant certains éléments de son CV au vu de la fonction visée », propose Christel Parouty, responsable recrutement chez Société Générale pour la banque de détail.

5. Le mensonge.  L'honnêteté est primordiale. « L'entretien n'est pas une situation ordinaire pour le candidat qui doit se vendre », explique Isaure Botton, responsable RH chez Oddo & Cie. « Rédiger un CV flatteur est de bonne guerre, mais mentir sur son parcours, exagérer ses responsabilités peut se retourner contre vous car plus que jamais, la confiance est indispensable, mieux vaut avouer qu'on ne sait pas mais qu'on est capable d'apprendre vite ». 

6. L'obsession du salaire.  Il vaut mieux éviter d'évoquer le sujet trop rapidement. « Il est normal en fin d'entretien d'aborder les questions liées au salaire, aux avantages sociaux. Au bout de dix minutes d'entretien, juste après que le recruteur a décrit le poste, c'est rédhibitoire », affirme Fabrice Imbault, tandis que pour Pierre Daubas, « les candidats doivent éviter d'évoquer d'eux-mêmes la question de la rémunération et de leurs prétentions salariales. Il vaut mieux attendre que le recruteur les interroge. Même si personne n'est dupe, les candidats doivent faire comprendre qu'ils sont tout autant intéressés par la stratégie de l'entreprise que par un meilleur salaire ».

7. Ne pas bien connaître l'entreprise.  Isaure Botton conseille : « Il faut toujours se renseigner, consulter son site. Deux ou trois questions pertinentes permettent de rester sur une bonne impression.» 

[Source: Le Figaro Economie]

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