Les rémunérations des administrateurs et dirigeants 19% plus transparentes dans les entreprises du BEL20 qu’en 2010)

Les entreprises du BEL20 ont fait de gros progrès en matière de bonne gouvernance : elles obtiennent un score de 95% (au lieu de 88% l'an dernier) pour l'application de la législation et du Code belge de gouvernance d’entreprise. En parallèle, la politique de rémunération des administrateurs et dirigeants est devenue beaucoup plus transparente (19% d’amélioration), observe l'enquête annuelle de Grant Thornton.

La législation sur la gouvernance d’entreprise impose une nouvelle transparence aux sociétés cotées en bourse. Les nombreux débats sur la responsabilité sociale de l’entreprise, les bonus et les indemnités de départ des grands patrons exercent une pression supplémentaire dans ce sens. L’enquête annuelle de Grant Thornton se concentre sur la gouvernance, c’est-à-dire la façon dont l’entreprise est dirigée. La gouvernance obéit à un Code – un ensemble de règles et de directives – que la majorité des sociétés belges cotées en bourse doivent respecter.

La publication des indemnités de départ constitue un thème d'actualité particulièrement sensible. Après les remous autour du possible départ de Didier Bellens, les projecteurs se sont récemment tournés vers Luc Van den Bossche. Dans les sociétés cotées en bourse, les administrateurs exécutifs, les membres du comité de direction et les administrateurs chargés de la gestion journalière doivent se conformer à la législation sur la gouvernance d’entreprise. Celle-ci limite l’indemnité de départ à 12 mois de salaire (ou 18 mois sur recommandation du comité de rémunération). Des exceptions sont possibles, mais seulement avec l’assentiment de l’assemblée générale des actionnaires. En ce qui concerne les sociétés du BEL20, les rapports annuels présentent des informations claires à propos des indemnités de départ dans 84% des cas. Les sommes en question restent ainsi à un niveau raisonnable. L’ère des parachutes dorés est à peu près révolue.

Autre élément à noter : la composition du comité de rémunérations, où doit siéger une majorité d’administrateurs indépendants. Le comité formule des propositions au sujet de la rémunération des administrateurs et des membres du management exécutif. Bien que l’on constate une composition plus correcte avec un progrès de 16%, le score reste relativement faible (79%), d’autant que les obligations légales devront être respectées à partir du prochain rapport annuel. « Certains acteurs du BEL20 vont devoir faire un effort s’ils veulent appliquer la législation », estime Johan Haelterman, associé chez Grant Thornton et responsable de recherche. « Il faut y ajouter une demande de transparence croissante de la part des actionnaires et des autres ayants droit. De nos jours, le comité des rémunérations est censé fixer les salaires et les bonus en toute indépendance par rapport au management. »

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