L’expatriation ne va pas sans risques

De plus en plus de destinations d'expatriation de collaborateurs, comme par exemple le Yémen et l'Irak, font partie des « territoires de la terreur », et ce pour raisons sanitaires (épidémies), de sécurité (catastrophes naturelles), et surtout de sûreté (terrorisme, délinquance, enlèvements). Le Quai d'Orsay déconseille aux touristes environ quarante pays, mais tant les entreprises que les candidats ne tiennent pas compte de ces recommandations. Les candidats se disent attirés par la possibilité d'un poste à responsabilité majorée, le goût de l'aventure et, surtout, les primes qui peuvent multiplier leur revenu par deux.

Chaque année, 50 000 Français s'expatrient. Pour la Lloyds, les enlèvements dans le monde ont augmenté de 70 % en huit ans, pour atteindre 20 000 à 30 000 kidnappings par an. Par ailleurs, TNS Sofres révèle que la moitié des Français à l'étranger ont eu peur en 2008, soit 20 % de plus qu'en 2005. Les entreprises sont plus attentives à ce risque majeur, car les indemnités qu'elles seraient tenues de verser en cas de pépin dépasseraient leur investissement en formations et séminaires destinés, d'après GEOS, qui en organise, à « rassurer les expatriés et leurs familles en leur donnant des règles simples et pratiques, avec un tour d'horizon des situations à risque et des conseils sur les conduites à tenir en cas d'incident ».

Control Risks, la consœur britannique de Geos, propose des reconstitutions d'enlèvement pour apprendre les bons réflexes. Enfin, certaines formations se basent sur les risques psychologiques, car les expatriés peuvent avoir tendance à sombrer dans l'alcool ou la drogue.

[Source: Les Échos]

 

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