Oubliez les 10.000 heures : c'est l'intelligence qui est la clé du succès

Pourquoi certaines personnes arrivent-elles à se hisser à des sommets en matière de sciences, dans les affaires, la musique, les arts, ou les sports ? Cette question a longtemps fait l’objet d’un intense débat. Les travaux du professeur K. Anders Ericsson de l’Université d’Etat de Floride ont démontré que c’étaient les violonistes d’une vingtaine d’années qui s’étaient exercés environ 10.000 heures à leur art qui devenaient des virtuoses, alors que ceux qui ne s’y étaient consacrés que 8.000 heures ne devenaient que de « bons » violonistes, et que ceux qui ne s’étaient exercés que 5.000 heures demeuraient des violonistes moyens. Beaucoup d’auteurs se sont emparés de ces résultats, probablement parce qu’ils célèbrent le mérite : notamment Malcom Gladwell, qui les résume sous la formule « La pratique n’est pas ce que vous faites lorsque vous êtes bons, mais c’est ce qui vous rend bon ». Dans son ouvrage, « Outliers », il dénie également le rôle du QI.

Mais une nouvelle recherche de David Lubinski et Camilla Benbow de l’université Vanderbilt vient de donner un nouvel éclairage à cette analyse. Ils ont étudié les réussites scolaires et professionnelles de plus de 2.000 personnes qui avaient eu les meilleures notes au test SAT (un test d’intelligence très proche du test de QI) à l’âge de 13 ans. Ils ont conclu que la crème de ces élèves, ceux qui se trouvaient dans le segment des 1% les meilleurs, avaient entre 3 et 5 plus de chances d’avoir obtenu un doctorat, déposé un brevet, publié un article dans un journal scientifique, ou publié un travail littéraire, que les 99% d’autres. 

David Z. Hambrick et Elizabeth J. Meinz, professeurs associés de psychologie à l’Université d’Etat du Michigan et à l’Université du sud Illinois d’Edwardsville respectivement, ont trouvé de leur côté que la pratique comptait pour la moitié des performances, mais que la mémoire, ce qu’ils appellent la « capacité de mémoire de travail », était aussi un facteur décisif pour la réussite. Ils concluent qu’à pratique égale, ce sont les personnes les mieux dotées avec cette capacité de mémoire de travail qui obtiennent les meilleurs résultats. 

  • Source:The New York Times
Share
PALMARES BEL20
NOMINATIONS
Christel Van der Perre Christel Van der Perre
Consumer Channel Market... SYMANTEC
Vincent Querton Vincent Querton
CEO Nederland JONES LANG LASALLE
DERNIERES VIDEOS