Savez-vous pourquoi votre CV finit généralement à la poubelle?

L’année dernière, la chaîne de cafés Starbucks a rapporté avoir reçu 7,6 millions de candidatures ; chez Procter & Gamble, les recruteurs ont dû décortiquer presque un million de CV pour 2.000 postes offerts. Avec les mauvais chiffres du chômage, les employeurs sont de plus en plus submergés par les candidatures lorsqu’ils lancent une offre d’emploi. En outre, le développement des sites internet dédiés à la recherche d’emploi a offert aux candidats de nouveaux moyens d’expression qui ont multiplié les formes que ces candidatures peuvent prendre. LinkedIn offre ainsi un bouton qui permet de postuler directement pour un poste au sein de l’entreprise que l’on consulte.

Conséquence logique : la plupart des recruteurs affirment que 50% des candidats qui postulent à leurs offres d’emploi ne possèdent pas les qualifications de base pour le poste proposé. Du coup, ils se sont outillés pour filtrer les candidatures, et retrouver les « perles » dans la meule de foin. 90% des sociétés américaines, et probablement un bon nombre de sociétés de recrutement ont ainsi recours à un logiciel de filtrage des candidatures qu’elles utilisent pour 50% des postes proposés, dans le but de réduire leurs coûts de recrutement. Ces logiciels sont programmés pour rechercher des mots-clés dans le CV, des noms d’anciens employeurs, des années d’expérience, et des noms d’écoles. Ils émettent ensuite une note pour chaque candidature analysée, et bien sûr, les dernières de la liste achèvent à ce stade leur périple au sein du processus de recrutement de la société. Certains de ces logiciels se chargent même d’adresser la réponse négative aux postulants écartés.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ces logiciels ne sont pas infaillibles. Ainsi, le CV trop original qui n’a pas été lardé des mots-clés définis pour la recherche est éliminé d’office, même s’il répondait parfaitement aux critères de l’offre d’emploi. Il est donc important de personnaliser son CV par rapport à l’offre d’emploi à laquelle on souhaite répondre, en utilisant notamment les mots-clés repris dans l’annonce. En outre, les coquilles, les erreurs d’épellation ou les formats de CV originaux sont à proscrire totalement. Le logiciel peut en effet se trouver incapable de calculer le nombre d’années passées au cours d’une expérience si les dates sont présentées d’une façon non conventionnelle (par exemple, lorsque le nom de l’employeur figure après les années d’expérience). 

Les recruteurs sont conscients de ces limitations et espèrent que les logiciels pourront évoluer pour augmenter leur sens critique et ne plus écarter les candidats qui n'ont pas absolument respecté les règles de présentation du CV. En attendant, le mieux est donc de s'y soumettre, pour se donner des chances supplémentaires.

  • Source:The Wall Street Journal
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22/02/2012 17:35
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