Pourquoi les femmes sont les patronnes : sur le capital érotique et sur le déficit sexuel masculin

Mesdames, voici un conseil de Catherine Hakim, qui enseigne la sociologie à la London School of Economics, dans son livre Money Honey: le pouvoir du capital érotique : soyez séduisante, et mettez en valeur vos atouts (faites du sport, adoptez une coiffure plus seyante et travaillez sur votre sourire). En utilisant votre pouvoir érotique sur les hommes, vous pourrez obtenir tout ce que vous voulez, promet-elle, à la fois à la maison et au travail.

La sociologue, recourant à des concepts économiques pour son analyse qui s'appuie sur les travaux du sociologue français Pierre Bourdieu, attribue quatre différents types d’actifs pour les individus : 1. Le capital économique (l'argent) 2. Le capital humain, c'est-à-dire l’éducation et l'intelligence 3. Le capital social, autrement dit, le réseau 4. Le capital érotique: la séduction. Ce quatrième actif, bien que largement ignoré en général, est pourtant aussi important que les autres, voire plus, parce que son potentiel se fait sentir dès le plus jeune âge.

La sociologue rappelle que les belles personnes ont la vie plus facile. Statistiquement, les personnes séduisantes gagnent plus que les autres, leur avantage leur permet d’obtenir une prime souvent estimée à entre 10 et 15% de salaire en plus.

En outre, ce capital érotique est également un catalyseur pour les autres actifs, parce qu’il les met en valeur. On remarquera davantage l’intelligence, si elle est associée à la beauté, et comme on préfère s’entourer de personnes avenantes, les belles gens ont un bon réseau, et elles sont de ce fait plus efficaces.

En plus du capital érotique, Hakim a également créé le concept du « déficit sexuel masculin », fondé sur les statistiques en matière de libido : les hommes sont plus demandeurs en matière de sexe que les femmes, ce qui renforce la valeur du capital érotique des femmes. En effet, en étant moins généreuses que les hommes à accorder leurs faveurs sexuelles, les femmes prennent le contrôle d’une ressource rare, ce qui leur donne un pouvoir qu’elles peuvent utiliser à volonté. Cela implique aussi que les hommes sont moins exigeants dans leurs critères de sélection de leurs partenaires féminines.

La sociologue observe que les femmes des pays anglo-saxons sont très maladroites pour se mettre en valeur, et ne peuvent de ce fait exploiter à fond leur capital érotique. Elle justifie ce phénomène par l’association que l’on a fait de tous temps entre la beauté et la stupidité.

Un examen attentif des passagères de tout moyen de transport public devrait vous convaincre que trop peu de femmes sont encore réceptives à ces théories…

(Photo: Attribution by pedrosimoes7)

 

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