Sourire de façade et performances en berne

Le docteur Scott, professeur assistant de gestion à l’université d’Etat du Michigan, vient de rendre compte d’une étude menée sur deux semaines auprès de chauffeurs de bus. Son équipe a ainsi comparé les effets de ce qu’il a appelé "surface acting", l’action en apparence, au "deep acting", l’action telle que réellement vécue, et a demandé à des hommes et des femmes de simuler la jovialité avec un sourire artificiel. Selon leurs conclusions, un sourire de façade provoque des émotions négatives qui peuvent aboutir à un accablement jusqu’au repli sur soi, spécialement pour les femmes. L’équipe explique cette vulnérabilité féminine particulière parce qu’on s’attend à davantage d'expressivité émotionnelle de leur part.

A contrario, il est possible de ramener de l’optimisme avec du "deep acting", c'est-à-dire le rappel de souvenirs agréables, et là encore, les femmes y sont plus sensibles, mais cet effet n’est que de courte durée, et sur le long terme, il est neutralisé par son côté artificiel.

Le Docteur Scott met donc en garde les entreprises sur l’improductivité à terme du sourire simulé, du fait de son effet boomerang sur le moral des salariés, et de la chute des performances qui peut en résulter.

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