Le plus grand piège du dirigeant : la solitude au sommet de la hiérarchie

Pour Héraclite, une seule chose est constante, permanente, c’est le changement. Et à l’ère de l’information et de  la mondialisation, c’est encore plus vrai.

De nouvelles technologies sont introduites quotidiennement, les gens adoptent de nouvelles valeurs, et les dirigeants d’entreprises doivent tenir le rythme s’ils ne veulent pas condamner leur société à l’obsolescence, et à une disparition rapide certaine.

Mais pour réinventer leur société au quotidien, ils doivent apprendre à se remettre en question et à apprendre eux-mêmes de nouvelles choses au quotidien, explique Robert S. Kaplan, professeur de gestion à la prestigieuse école d’Harvard, et ex-vice-président de Golgman Sachs.

Or, le plus grand piège du dirigeant, c’est de se retrouver seul, solitaire, en haut de la hiérarchie, parce que l’on ne sait pas comment s’y prendre pour consulter ses subalternes, parce que l’on pense que ce type de contacts est inapproprié.

Le dirigeant n’a personne au dessus de lui, et toutes les décisions qu’il prend affectent les autres.

Or, s’il ne prend pas des mesures proactives pour obtenir du feedback de ses collaborateurs, le dirigeant se condamne à l’isolement, et à prendre de mauvaises décisions.

 Il est en fait plus important pour un responsable d’obtenir des conseils et des retours, que pour un jeune débutant. Car le jeune débutant pourra facilement se faire coacher, et obtenir de l’aide, parce que c’est naturel.

Comment faire : il faut se créer un groupe de subalternes qui pourront vous juger en action. Vous devrez autoriser ce groupe à bien vous connaître, à les laisser vous observer de près. De cette manière, vous obtenez du retour sur ce que vous faites, et vous ne serez plus si isolé. 

 

 

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