Comment allons-nous conduire dans les mégalopoles de l'avenir ?

Durant le salon de l’automobile de Francfort qui débute cette semaine, les constructeurs automobiles vont exposer leurs derniers modèles, et de nouveaux prototypes pour nous donner une vision de ce que sera la place de l’automobile dans la vie de nos enfants.

Désormais, les deux mots d’ordre de l’industrie sont « mégacité » et « mobilité ». Selon certaines estimations, il devrait y avoir 3 milliards de voitures de tourisme en 2050, plus de quatre fois le nombre actuel. Et comme plus de gens vivront dans des mégalopoles congestionnées par les embouteillages, ils passeront plus de temps dans leur voiture, voyageant à des vitesses assez réduites.

C’est ce qui explique que la voiture devrait aussi évoluer vers une plus grande connectivité : condamnés à y passer de plus en plus de temps, les conducteurs voudront pouvoir y maintenir le contact avec les membres de leurs réseaux en toute sécurité.

Bientôt, les voitures seront dotées des équipements suivants :

- Des systèmes de freinage et d’accélération pour éviter les collisions.

- Des ceintures de sécurité capable de resserrer leur étreinte lorsqu’un choc semble imminent

- Des systèmes de parking répondant à la pression d’un bouton

- Des systèmes de reconnaissance des signes routiers

- Des systèmes de messageries permettant de lire et de répondre à ses emails

Quant à la voiture de demain, elle pourra :

- Conduire de façon semi-automatique en ville

- Permettre de payer des factures en se déplaçant

- Permettre de préparer le voyage après avoir téléchargé des informations concernant les conditions de circulation routière, la météo grâce à la technologie du nuage, tout en tenant compte des préférences du conducteur. Celui-ci sera ensuite guidé grâce à un écran en 3-D.

Microsoft confirme que la voiture est devenue, après les téléphones mobiles et les tablettes, le troisième appareil à connaître une connectivité croissante. Pour Continental, la voiture est appelée à devenir une sorte de « compagnon », non seulement équipée pour permettre d’optimiser les déplacements, mais également pour tenir compte de la personnalité et des caprices de l'usager.

Pour les constructeurs, ces nouvelles tendances sont autant de nouvelles opportunités. Ils rencontrent cependant deux contraintes : d’abord, compte tenu de l’accélération du progrès, avec autant de technologies à bord, tombant de plus en plus vite dans l'obsolescence, il sera de plus en plus difficile de construire des véhicules avec une valeur durable. En second lieu, ils devront veiller à ce que la multiplicité des gadgets et de fonctions disponibles ne tourne pas en surcharge menaçante pour la sécurité des passagers, le fameux leitmotiv de la « distraction du conducteur ». Pour y remédier, ils étudient des écrans et des systèmes de communication vocale qui permettent au conducteur de garder sa concentration sur la route.

Beaucoup de questions restent encore en suspens. Les voitures de demain seront-elles totalement électriques, ou plutôt hybrides ? Continueront-elles à être des objets plutôt personnels, ou seront-elles partagées entre plusieurs usagers? Quelles sont les fonctions de connectivité que les usagers voudront trouver à bord, et quelles sont celles dont ils se ficheront ?

Une seule certitude : nous rencontrerons de plus en plus de voitures sur les routes…

 

(Photo: Capture d'écran, Le Cinquième Elément )

 

 

  • Source:Financial Times
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