Groupon : un nouvel épisode de frénésie pour les sociétés de l'internet?

Groupon s’apprête à faire son introduction en bourse et voudrait en obtenir 750 millions de dollars, et certaines prévisions parlent de 1 milliard de dollars, si la société parvient à renouveler la frénésie manifestée récemment pour les sociétés de l’internet telles que LinkedIn. Certains estiment que sa valorisation totale à l’issue de cette introduction pourrait grimper jusqu’à 20 milliards de dollars.

Créée en 2008, Groupon a grossi très rapidement en ayant recours à une nouvelle technique de vente sur le web : elle offre des offres promotionnelles de commerçants locaux à ses clients souscripteurs.

Mais pour accompagner sa croissance, (son chiffre d’affaires a été de 644,7 millions de dollars rien que pour le premier trimestre de cette année), la société a réalisé de grosses dépenses en marketing, forces de ventes et acquisitions, et elle se trouve en pertes de 113,9 millions de dollars sur le premier trimestre, après avoir enregistré 413.4 millions de dollars de déficit à la fin de l’année dernière. Cette stratégie coûteuse n’est pas sans rappeler celle de compagnies telles qu’Amazon au début de l’ère internet.

Pour Andrew Mason, qui dirige Groupon, son succès est largement dû aux relations que la société a su nouer avec des commerçants locaux, qui seraient très difficile à reproduire. Il voudrait en faire un Amazon.com du commerce local, permettant de donner accès la vente en ligne à une énorme part du commerce de détail. Mais il n’a pas commenté les résultats de sa société.

Pourtant cette situation financière pose le problème de l’évaluation de telles sociétés, et tend à alimenter les arguments des analystes qui estiment qu’une nouvelle bulle internet s’est formée. « C’est exactement comme en 1999 », commente ainsi Sucharita Mulpuru, un analyste de sociétés de ventes en ligne pour Forrester Research. « Pour perdre cet argent ? Ce qui est fou à propos de ces chiffres, c’est que ce pourrait être un modèle très rentable ».

 

  • Source:The Wall Street Journal
Share
PALMARES BEL20
NOMINATIONS
Christel Van der Perre Christel Van der Perre
Consumer Channel Market... SYMANTEC
Cédric Minot
Art Director MCCANN BRUSSELS
DERNIERES VIDEOS