La fin du cauchemar à l'aéroport?

L’Association des Transports Aériens Internationaux (IATA) vient de dévoiler un modèle de ce qui sera le futur « Checkpoint », ce mardi à Singapour. Avec ce prototype, les passeports des passagers contiennent une puce ou un moyen d’identification qui permet de les catégoriser sur une échelle de risque. Ils sont séparés en fonction de ce degré de risque et traversent des tunnels high tech de 6.1 mètres de long qui permettent de scanner rapidement les chaussures, les bagages et de contrôler les liquides et la présence d’explosifs.

Cette technologie permettra d’éliminer à terme les attentes, examens de contenus de bagages, déshabillages et autres palpations que les passagers doivent parfois subir aujourd’hui avant leur embarquement. De plus en plus de passagers, lassés des contrôles fastidieux et désagréables des aéroports, choisissent des alternatives à l’avion pour leur déplacement. Le bénéfice des compagnies s’en ressent, et l’IATA a indiqué lundi qu’elle s’attend à ce que les bénéfices des compagnies ne soient que de 4 milliards de dollars pour 2011, alors qu’ils avaient représenté 18 milliards de dollars en 2010

Les passagers à faible risque pourraient ne passer que quelques minutes dans le tunnel correspondant, une durée bien moins longue que la durée moyenne d’examen actuelle, de l’ordre de 35 minutes. Les autres, identifiés comme présentant un risque, seraient dirigés vers un tunnel spécifique permettant un passage au scanner intégral de leur corps et la recherche d’explosifs.

Cela fait six mois que l’Administration de la Sécurité des Transports (TSA) planchait pour développer un système qui pouvait différencier les passagers en fonction de leur groupe de risque. Un programme pilote devrait débuter dans les prochains mois pour tester le dispositifs sur des passagers sans histoires dans des aéroports à grand trafic.

« Nous devons mêler le renseignement basé sur les informations passager et les nouvelles technologies », a indiqué Giovanni Bisignani, qui dirige l’IATA. « Cela veut dire passer d’un système qui recherche des objets nuisibles, à un autre qui peut détecter les mauvaises personnes ».

Ce système suppose la collaboration des gouvernements qui doivent collecter les données individuelles pour effectuer les classifications des passagers en fonction des degrés de risque. Reste à savoir si tous les pays en accepteront le principe et pourront y consacrer des moyens…

 

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