Berlusconi: 'J'accuse!'

L'Italie est en émois suite au décès d'Eluana, trois jours après que la Cour de cassation ait autorisé l'arrêt de son alimentation par intraveineuse. Eluana Englaro se trouvait dans le coma depuis 17 ans.

 L'Eglise catholique, le Vatican, la droite et tous les adversaires de l'euthanasie accusent la famille d'Eluana, la justice et même le président de la République, qui avait refusé de signer un décret d'urgence destiné à la "sauver", d'avoir tué la jeune femme. "Que le Seigneur l'accueille et pardonne à ceux qui l'ont conduit là", a lancé le "ministre de la Santé" du Vatican, le cardinal Javier Lozano Barragan.

Silvio Berlusconi accuse le président de la République, Giorgio Napolitano. "Eluana n'est pas morte de mort naturelle, elle a été tuée. C'est la première Italienne condamnée à mort. Napolitano a fait une grave erreur", affirme le Premier ministre. "Je suis serein car j'ai fait ce qui était juste", ajoute-t-il.

L'opposition de gauche et les mouvements laïcs qui avaient multiplié les manifestations de soutien à la famille d'Eluana ont annoncé qu'ils suspendaient toute manifestation publique "en signe de respect pour sa mort". "La droite est possédée par une rage aveugle et irresponsable car elle n'a pu parvenir à ses fins", affirme Anna Finocchiaro, chef du groupe parlementaire du Parti Démocrate (PD) au Sénat.

Malgré les désaccords, la majorité et le parti d'opposition ont réussi à s'entendre sur la nécessité d'aboutir très vite à un vote sur une loi régissant la fin de vie. L'euthanasie est illégale en Italie mais le patient a toutefois le droit de refuser les soins.
[Source : Express.be]

Share
PALMARES BEL20