Crise économique ? Et le sport alors ?

Aucun secteur ne semble échapper à la crise économique et ça n’est pas l’industrie du sport qui fera exception où des fissures commencent à apparaître.

Ainsi, les JO de Londres 2012 ont des difficultés à attirer les sponsors. A ce jour, seuls deux tiers des contrats de sponsoring espérés ont été signés. Le comité d'organisation londonien envisagerait de se rabattre sur un plan B, nettement moins grandiose que celui présenté à Singapour en 2005.

Le monde de la Formule 1 de son côté, est ébranlé par le retrait de Honda, et n'a toujours pas retrouvé de repreneur. Les fans de rallye seront déçus par le retrait de Suzuki et Subaru qui se retirent de la compétition pour le moment.

Dans les sports «haut de gamme» comme le golf, certains contrats ne sont pas reconduits, ainsi le contrat de 4,8 millions de dollars annuels liant Tiger Woods à General Motors (GM)  depuis 2001 a été annulé. Le désengagement de GM pourrait même menacer à terme le circuit américain du golf.

Côté voile, la Coupe de l'America, pourrait perdre de nombreux sponsors. Il apparaît déjà comme quasi certain que la banque UBS ne soutiendra plus Alinghi.

Coté football, le propriétaire russe du club anglais, Chelsea,  le milliardaire Roman Abramovitch, aurait vu fondre une bonne partie de sa fortune (voir notre rubrique joker). En Espagne, le FC Valence, incapable de rembourser un emprunt de 50 millions d’euros, serait au bord de la cessation de paiement.

De façon plus générale, on devrait assister à des mesures d’économie dans les clubs et à une accalmie sur le marché des transferts des joueurs.

 Ces turbulences dans les milieux sportifs auront peut-être un effet salutaire et ramèneront les enjeux à des chiffres plus raisonnables. La crise semble s’imposer comme système de régulation et modération.

[Source: Express.be]

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