La liste des absents au WEF de Davos se lit comme un nouveau compte-rendu de l'année 2011

La comparaison de la liste des invités du World Economic Forum de Davos de cette année par rapport à celle de l’année dernière fournit une sorte d’historique des scandales, désastres, échecs et des évictions d’entreprise qui ont marqué l’année dernière, affirme Jack Ewing dans le New York Times. Il s’est amusé à cet exercice, en s’intéressant non pas à ceux qui y étaient entrés, mais à ceux qui n’avaient pas reçu leur carton d’invitation cette année. Cette insolite liste comprend notamment les noms des personnalités suivantes :

1) George A. Papandreou, l’ex-Premier ministre de la Grèce. L’année dernière, il avait assuré les autres participants que la dette de la Grèce était maîtrisée. Mais il a démissionné en novembre.

2) Rebekah Brooks, ex-CEO de News International, qui dirigeait les opérations pour les journaux de News Corporation. Elle a démissionné en juillet après qu’un scandale retentissant ait éclaboussé le tabloïd britannique News Of the World, dont elle était la rédactrice en chef. Le journal avait fait mettre sur écoutes téléphoniques un certain nombre de personnalités, et même les familles des victimes de crimes pour obtenir des scoops. Il a depuis cessé toute publication.

3) Dominique Strauss-Kahn, l’ex-président du Fonds Monétaire International, autrefois l’un des piliers de Davos, qui a été accusé d’agression sexuelle à New York l’année dernière. Bien que les accusations aient été levées en août, ce scandale l’a écarté des cercles des personnes qui définissent les politiques économiques du monde.

4) Saif al-Islam Kadhafi, qui était l’un des World Economic Forum Young Global Leaders, et dont les sympathies pour l’Occident ont été remises en cause lorsqu’il a appelé à ‘des rivières de sang’ pour endiguer les soulèvements qui étaient apparus en Libye suite au mécontentement à l’égard du régime de son père, le colonel Mouammar Kadhafi. Récemment, il a été capturé par des milices du CNT et attend maintenant d’être jugé.

5) Masataka Shimizu, l’ex-patron de Tokyo Electric Power (Tepco) qui a dû démissionner après qu’il est devenu patent que la sécurité avait été très mal gérée à la centrale atomique de Fukushima, à la suite du tsunami qui a provoqué un désastre nucléaire.

6) Léo Apotheker, l’ex-CEO d’Hewlett Packard, n’aura pas non plus de badge pour assister à Davos cette année, puisqu’il a été débarqué de Hewlett-Packard 11 mois seulement après sa nomination.

7) Oswald J. Grübel qui était le CEO de la banque Suisse UBS, jusqu’à ce qu’il en démissionne en septembre, suite à une perte record de 2,3 milliards de dollars liée à des opérations de négoce non autorisées.

8) Hartmut Ostrowski qui présidait Bertelsmann, qui a démissionné du géant des media allemand.

9) Rajat K. Gupta, l’ex-directeur de Goldman Sachs, et qui est soupçonné dans un vaste scandale de délit d’initié par le gendarme de la bourse américaine. M. Gupta a plaidé non coupable.


  • Source:The New York Times
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