Le secret que nos parents ne veulent pas révéler

Peu de parents veulent bien admettre que l’un de leurs enfants est leur préféré, et pourtant, leurs enfants ressentent ces choses, affirme Jeffrey Kluger, un journaliste de Time Magazine, qui a rédigé un ouvrage à ce sujet, "The Sibling Effect". Il cite une étude mettant en œuvre 384 frères et sœurs avec leurs parents, laquelle a démontré que 65% des mères et 70% des pères ont un chouchou, souvent l’aîné. Selon Kluger, cela relèverait presque du réflexe, et proviendrait des temps immémoriaux où les ressources étaient rares et que les parents devaient s’assurer de la transmission de leurs gènes en veillant à ce qu’au moins un enfant, le plus fort de leur progéniture, survivre.

Selon lui, les autres enfants sentent la place qu’ils occupent dans cette hiérarchie, et peuvent même répondre à cette situation d’une manière qui empire les choses, mais sur le long terme, ce seraient les aînés qui en pâtiraient le plus. Le plus grand risque, en effet, c’est que ces enfants choyés et exagérément glorifiés s’illusionnent à propos de leurs mérites réels, alors que ce qui faisaient d’eux les favoris de leurs parents est invisible au reste du monde.

Il conseille donc aux parents de toujours justifier les traitements de faveur attribués à l’un des enfants, et, lorsqu’ils ont un chouchou, de veiller à le dissimuler le plus possible. En effet, même si vos enfants comprennent que vous préférez l’un d’entre eux, votre déni est un acte d’amour essentiel.

  • Source:The Washington Post
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